Pluto
Episode 8
par EmmaNouba,
oui
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Pluto (ONA) ?
Qui avait donc intérêt à tuer tous les super robots ? Quel pays s'est bâti sur la destruction de peuples tels que celui des Nanabus dont une guide narre la fin en promenant un groupe de touristes occidentaux sur les terres spoliés de cette tribu ?
La mémoire des anciens n'est pas morte. Lorsque le chaman de ce groupe désormais réduit à une attraction touristique annonce la fin du monde, la situation est critique. Mais c'est encore avec l'ours brun posé sur sa chaise que le récit va se dénouer. Cette fois, il n'est pas seul, à ses côtés, jubile le président des États-Unis de Thracia. Souvenons-nous que dans Pluto, ce pays malgré sa puissance est très en retard en robotique et que le professeur Ochanomizu n'a eu de cesse de refuser de leur fournir des robots soldats et ce à plusieurs reprises tout au long du récit.
Depuis qu'Astro s'est réveillé, il reste silencieux. La seule chose qu'il demande est un stylo. Il se met alors à couvrir les murs de formules mathématiques : celles de la bombe antiproton, capable de détruire la planète. Comment un robot qui a toujours respecté les lois de la robotique peut-il envisager la mort de tous les humains ? C'est une question que le professeur Tenma ne peut aller poser qu'à la seule IA comparable à celle d'Astro qui puisse l'aider, Brau 1589. En implantant à Astro la puce mémoire de Gesicht, le second robot à avoir tué un humain, Tenma a transféré un sentiment que le petit robot ne connaissait pas : la haine.
Entre les deux IA, celle représentée par l'ours brun et l'enfant, le dialogue se noue, et toutes deux sont emplies de colère, un ressenti que le représentant des États-Unis de Thracia, dans toute sa bêtise, ne pouvait penser exister chez les robots. Quand les souvenirs de Gesicht, il ressent tout le cheminement qui a amené le policier vers la haine, le poussant à tuer le frère d'Adolf, et revit la mort de ce dernier, et ces derniers mots : la haine est une émotion stérile. Un discours digne du maître Tezuka, qui efface d'Astro toute trace de ce sentiment négatif.
Maintenant que l'enfant a retrouvé ses esprits, il sait tout et nous éclaire enfin. C'est bien Darius XIV qui avait fait appel à un robot de régénération planétaire afin de couvrir son pays de fleurs. C'est cela le projet Bora. Tous les cadavres de robots découverts par la commission étaient les prototypes créés par Abullah. Dans l'impasse, il avait besoin d'un robot à l'IA brillante pour le seconder. Qui d'autre que le professeur Tenma pouvait le fabriquer ? Le ministre l'a ainsi accueilli en Perse.
Le scientifique cherchant Abullah se fait alors kidnapper par ce dernier. Il a besoin de lui afin de transplanter son cerveau dans Bora, le robot créé par Goji, créant le cyborg le plus puissant de l'histoire. Et c'est là qu'arrive le twist le plus incroyable du récit.
Si c'est en Perse qu'a commencé la dispersion de la haine, la fin se déroulera aux États-Unis de Thracia. Seul Astro peut arrêter Bora, la haine à l'état pur, mais sans l'aide Brau 1589 et de Pluto, rien ne sera possible.
Ces huit épisodes extrêmement fidèles au manga original, à l'animation soignée, lancent un message fort, un appel antimilitariste. Si Pluto a été écrit au moment de la guerre d'Irak, il résonne malheureusement très fortement avec les guerres actuelles, entre Gaza et Kiev.
Note :
Pluto est diffusé sur Netflix.
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