Le guide des anime du printemps 2020
Gal & Dino

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Gal & Dino ?
Note de la communauté : 3.0



Qu'est-ce que c'est ?

Suivez le quotidien d'une bimbo et d'un dinosaure, deux colocataires qui défient les lois du temps ! «J'y connais rien aux dinosaures mais je m'en fiche. Pour le moment, éclatons-nous ! »

Gal & Dino est diffusé sur Wakanim tous les samedis à 19 h 30.


Comment était le premier épisode ?

Pa Ming Chiu
Note :

Un soir où elle est ivre, la Gal (japonisation du mot anglais « girl ») laisse entrer le Dino dans son appartement. Depuis il habite chez elle.
L'épisode se compose en fait de plusieurs petits épisodes. Dans le premier, le Dino découvre les ramen lyophilisés et se prend de passion pour ce plat instantané. Dans le second, le Dino découvre les chats et il en a peur. Dans le troisième, le plus long, le Dino (avant de rencontrer la Gal ?) se retrouve chez Mieharu, un vieil acteur de drama, et fête Noël chez lui. Mais alors que le réveillon se dérouille à merveille, Mieharu est soudainement pris d'un violent mal de ventre.

Gal & Dino s'inscrit dans la même optique tranche de vie surréaliste que le Rilakkuma de Netflix, si ce n'est que Gal & Dino va encore plus loin dans le non-sensique. Dans Rilakkuma on a par exemple une cohérence visuelle, une unité narrative et temporelle, un fil rouge et plusieurs degrés de lecture, et s'adresse finalement autant aux adultes qu'aux enfants. Là, on a du mal à définir à quel public est destiné Gal & Dino ! La série semble pour l'instant n'avoir vocation qu'à faire pousser des « WTF » et des « kawaiiiiiii » à ses spectacteurs/trices. Il ne se passe littéralement rien, si ce n'est à la fin de l'épisode qui s'achève sur un cliffhanger inattendu.
A voir comment ce dernier est rentabilisé (si toutefois il l'est) par la suite pour construire une véritable trame.

En tout cas, visuellement, on ne peut pas dire non plus que ce n'est pas charmant. Le Dino est vraiment mignon et a une tête d'ahuri franchement comique.
Pour rebondir sur l'absence de cohérence visuelle dont on parlait plus haut, il est en effet question ici de mélange de technique. Ce que tease d'ailleurs l'opening.
Le premier épisode est un animé traditionnel, avec un graphisme simple et très coloré mais pas désagréable pour autant et parfaitement dans le ton. Les traits avec des variantes de couleur qui servent à apporter un peu de relief aux personnages fonctionne aussi étrangement bien.
Le second épisode est réalisé de la même manière, mais entre les deux, on a des transitions avec le Dino en stop motion. L'animation est alors un peu minimaliste mais ça reste joli et l'ensemble fait le job.
Le troisième épisode n'est même plus de l'animation mais du live, et le Dino est incarné par un acteur en costume ! Et dieu sait pourquoi, il fait des bruits de sabre laser à chacun de ses mouvements.

On pourrait donc penser à la lecture de tout ceci que Gal & Dino est juste sans queue ni tête et donc sans intérêt. Mais c'est un peu tôt pour se prononcer sur le premier point. Il n'est pas dit qu'une sorte d'histoire ou du moins une intention ne finisse par surgir. Quant à l'intérêt, il faut reconnaitre le côté rafraichissant - et donc nécessaire quelque part - de cet OVNI. Mais là aussi, il faudra en juger sur la durée.


Damien Hilaire
Note :

Après avoir fait découvrir toute l'étendue de sa réalisation hors des clous via le déjà culte, acclamé, et irrévérencieux Pop Team Epic, le réalisateur Jun Aoki revient pour une toute nouvelle production. Moins polissonne mais pas policée toujours au sein du studio Kamikaze Douga, désormais connu pour Batman Ninja (et les premiers openings de Jojo évidemment), la série Gal & Dino est l'adaptation d'un gag manga au pitch à la hauteur de la réalisation complètement barrée d'Aoki.

L'histoire c'est celle de Kaede, une Gal (un genre de fille très maquillée, péroxidée à l'attitude un brin vulgaire) qui, après une soirée un peu trop arrosée, a ramené un dinosaure bleu dans sa piaule avant de cuver. La surprise au réveil étant que le dinosaure est toujours là et a dormi dans son appartement. Mais elle s'en fiche. Et lui aussi. C'est le début d'une étrange cohabitation entre une Gal je m'en foutiste et un dinosaure bleu qui mange des ramen et a peur des chats.
Et c'est tout ce qu'il suffit pour l'imagination délirante d'Aoki. Ne vous attendez pas à de l'animation conventionnelle de sa part. L'épisode entier est composé d'un patchwork de différentes séquences alternant entre l'animation 3D, la pâte à modeler, le découpage papier et même les séquences live ! Le tout donne un rendu foutrement expérimental à l'image de Pop Team Epic dont on ne sait finalement pas quoi penser. C'est bizarre, oui, c'est absurde, certainement, mais est-ce que c'est intéressant ? Car là est le coeur d'une série d'animation. Il faut que ce soit divertissant et pas juste un exercice de style. Savoir lier l'utile à l'agréable et pas juste y aller en mode random et faire n'importe quoi (même si en un sens c'est une démarche intéressante). Seulement dans Gal & Dino, le début semble aléatoire, mais la fin de l'épisode lance sur un scénario. De quoi laisser perplexe.
Du coup, recommander la série semble compliqué, c'est expérimental tant dans la forme que dans son humour, mais ça tente des choses ! Le design sonore et la musique en général collent très bien au délire. Il faut dire que le directeur du son et celui des effets sonores étaient tous deux sur Pop Team Epic également. C'est donc le staff au complet qui rempile à peu de chose près. De même que le concept est identique, à l'image d'une YouTube poop ou d'un montage tout droit sorti de Nico Nico Douga. Même l'idée d'avoir deux parties identiques danse fond mais différentes dans la fome dans l'épisode (avec dans Pop Team Epic, une partie avec des seiyû masculins et une autre avec des seiyû féminin), fait son grand retour ici à la différence que l'épisode switche de l'animation à la captation réelle avec des acteurs en chair et en os dont l'un transpire dans un costume de dinosaure tandis que l'autre joue le rôle de la Gal ici interprétée par un acteur d'environ la quarantaine qui rejoue toutes les scènes de la partie précédente avec quelques légères différences. Le dinosaure ne parlant pas, toute son émotion passe dans sa gestuelle et ses expressions faciales mais le segment live rajoute des effets sonores out of context qui rendent l'instant encore plus étrange (ou hilarant, wait for les cornes de brume).

Gal & Dino est une curiosité. Ça se regarde, on se marre bien, mais on se demande quand même un peu ce qu'on fiche là.


EmmaNouba
Note :

Voici l'OVNI de la saison ! Et franchement, pour y adhérer, il faut un esprit extrêmement affûté ou aimer les trucs super bizarres. Bref, pour l'instant, on peut passer à côté sans remords. Cette adaptation de la série de mangas écrite par Moriko Mori et illustrée par son épouse, Cota Tomimura, laisse le spectateur complétement déboussolé. Il faut dire que l'anime est réalisé par Aoki Jun (Pop Team Epic) qui gère toute la série pour les studios Kamikaze Douga (Batman Ninja), le tout est produit par Space Neko Company, la boîte d'Aoki Jun.

Alors que dire de ce premier épisode de Gal & Dino ? La Gal (abréviation nipponne de girl), Kaede, se réveille d'une bonne cuite avec dans son petit appartement un nouveau locataire, un dinosaure, tout kawaii, qui même s'il ne parle pas arrive à exprimer ses envies. Enfin, restons calme, à part manger et indiquer qu'il adore les ramen, on n'en sait pas plus sur ce personnage sorti de nulle part. La jeune fille n'est pas plus affolée que cela face à cette peluche géante et continue à vivre normalement, entre boulot et dodo. On pourrait être rapidement pris d'un bâillement devant le rythme lent de cet épisode, mais attention voici les moments de surréalisme (encore plus que ce que l'on a déjà subi), car s'il n'y a juste aucune histoire, l'épisode est aussi ponctué des séquences en stop motion, de belle qualité certes, mais sans vraiment d'intérêt, et là où on touche le fond est la dernière partie en live.
Alors là, cher amateur d'anime en tout genre, votre humble critique a totalement décroché et avoue humblement de ne pas avoir pu tenir jusqu'à la fin… On comprend qu'avant de jeter son dévolu sur l'appartement de Kaede, le dino a squatté chez un acteur de drama et on a droit à exactement les mêmes séquences (cuite, découverte des ramen, etc.) mais en live. Là, désolée, mais malgré un amour immodéré pour les productions nipponnes, impossible de ressentir un minimum d'intérêt. Rien, niet, juste un profond ennui et une totale incompréhension pour cette production, certes bien faite, mais qui ne m'a pas comme cible.
Oscillant entre le kawaii, l'enfantin et le super n'importe quoi, on serait malhonnête de conseiller Gal & Dino, à part si vous appréciez l'humour japonais poussé à l'extrême. Pour moi, ce sera un adieu définitif à ce pourtant charmant Dino. Avis aux dénicheurs de bizarreries, c'est une série pour vous… mais sans moi.


Bruno de la Cruz
Note :

Ça fait du bien de voir de tels projets arriver jusque chez nous. Ce que l'on voyait comme des bizarreries sont mieux accueillies de nos jours, et Gal & Dino en fait partie. On sait aussi qu'avec l'équipe de Pop Team Epic derrière, le public attendait quelque chose de WTF, avec des “reaction pic” capables d'enflammer Twitter.

Le premier épisode indique très vite que nous ne sommes pas du tout dans la même note d'intention. Effectivement c'est décalé, mais c'est bien plus gentil, moins acide, plus feel good. Et sur 20 minutes, j'ai pu trouver le temps long. Peut-être qu'on se tournera vers une production de type Rilakkuma et Kaoru (Netflix), qui dégageait certes un esprit bon enfant mais qui avait un fond triste.

Mais interessons-nous au staff : ce sont donc les studios Kamikaze Douga et Space Neko qui produisent le show. Le second nom est une structure fondée par le réalisateur Jun Aoki, qui s'est donc fait un nom via Pop Team Epic. En sommes, Kamikaze Douga produit les parties anime, et Jun Aoki le reste. Etant donné qu'il s'agit d'une adaptation (ce manga comique, inédit en France, est co-signé Mori Moriko et Tomimura Cota), on doit prendre la mesure de cette digestion. Pour ainsi dire, sur l'ouverture, on est sur de la grosse citation, et la formule est peut être plus efficace en manga (la fille qui se réveille, voit un dinosaure chez elle mais s'élance sans trembler “bon, faut aller au boulot”) car plus radicale. La partie live (prépondérante) semble en revanche inédite, et je l'ai trouvée moins intéressante. Par curiosité, j'ai regardé la suite du manga, et elle est plutôt rigolote, vraiment ! L'un des bons apports du portage réside dans son sound design, très référencé. Ce sera peut-être lourd à force, mais c'est au moins un vrai plus, tout comme l'ending, réalisé en pâte à modeler semble-t-il ! Il est vraiment tout joli, avec une belle ambiance préhistorique puisque Gal éclos d'un œuf à l'époque des dinosaures.

Au final, je dois avouer ma déception. Non pas sur le projet en lui-même qui tient ses promesses artistiques, entre anime et live, mais plutôt concernant son contenu. Evidemment, personne n'a le même humour, mais je trouve l'ensemble particulièrement mou et sans grande finesse, et au final assez peu expérimental puisque les formes d'animation ne se chevauchent pas. Un format plus court aurait été mieux adapté. Je reste néanmoins persuadé que Jun Aoki va nous proposer quelques petites folies virales, si tant est qu'il puisse jouer avec le quiproquo à venir dans le manga.


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