Le guide des anime de l'été 2022
SAINT SEIYA: Knights of the Zodiac

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Comment cotez vous l'épisode 1 de
Saint Seiya: Knights of the Zodiac - Battle for Sanctuary - (ONA) ?
Note de la communauté : 1.8



Qu'est-ce que c'est ?

Seiya et les autres Chevaliers de Bronze affrontent les Chevaliers d'Or, menés par le Grand Pope, dans une lutte épique afin de sauver la déesse Athéna.

 

SAINT SEIYA: Knights of the Zodiac est diffusé sur Crunchyroll le dimanche à 22 h.


Comment était le premier épisode ?

Guillaume Lasvigne
Note :

Il y a déjà trois ans, la saga Saint Seiya donnait naissance à l'un de ses plus honteux représentants. Débarquée sur Netflix face à un public déjà méfiant, cette production en images de synthèse avait toutefois réussi l'exploit de mettre tout le monde d'accord – du profane au plus grand spécialiste de la franchise – quant à son évidente médiocrité. Mais débat il y avait ! Et on ne parle pas là de la vacuité des interrogations concernant le changement de genre de Shun, non. La question se posait : cette nouvelle adaptation était-elle un plaisir coupable digne de ce nom, capable de supporter le visionnage du simple fait de son abyssale nullité ? Chacun a son avis sur le sujet, mais les douze épisodes avaient pour eux suffisamment de parti-pris narratifs improbables, et absents du manga de Masami Kurumada, pour faire pencher la balance du côté du rire gras d'une partie du public complice du désastre.

L'arrivée de cette deuxième saison presque inattendue s'accompagnait donc de cette seule interrogation : dans la mesure où sa qualité semblait déjà connue d'avance, cette nouvelle livraison saurait-elle se montrer à la hauteur de la précédente en matière de comédie involontaire ? A l'aune de ce seul premier épisode, on serait tentés de répondre par la négative. En effet, le scénario opte pour un traitement plus premier degré et plus fidèle au récit d'origine. Par ailleurs, il ne fait office que de simple exposition à ce fameux arc du Sanctuaire, connu de tous et probablement le plus apprécié chez les fans. Dans l'absolu, c'est une bonne nouvelle qui ferait presque oublier la récupération cynique de la première saison, avec ses péripéties sorties tout droit de l'esprit de commerciaux bourrés de certitude sur les attentes des jeunes spectateurs de 2019, et sa direction artistique évoquant les meilleurs moments des productions TFOU du début des années 2000. Problème : Knights of the Zodiac: Battle for Sanctuary ressemble toujours à une série TFOU.

On ne cessera de répéter qu'un scénario ne devient bon qu'entre les mains d'un bon réalisateur. Si le réalisateur (Yoshiharu Yoshino, toujours lui) est ici moins à critiquer qu'un certain fonctionnement de l'industrie dans sa globalité, l'identité visuelle de l'anime se montre rédhibitoire d'entrée de jeu. Même avec la meilleure volonté et la meilleure structure narrative possible, on imagine mal une esthétique si enfantine, si inoffensive et impersonnelle pouvoir soutenir les enjeux littéralement mythologiques de l'arc du Sanctuaire. De l'animation des personnages à la récupération stricte de codes visuels propres à la 2D, tout concourt à faire de la série une proposition discount destinée aux plus petits. Et on l'a dit, celle-ci ne fait pour l'heure pas appel à cette imagination si délicieusement débile qui avait donné lieu aux « meilleures » séquences de la première saison. On y croit pour l'épisode 2 ?


Damien Hilaire
Note :

Ils sont de retour, les chevaliers de bronze en 3D CGI pour plaire aux Américains qui eux même n'en ont pas voulu puisque Netflix s'en est délesté et à refilé le bébé à Crunchyroll qui nous propose donc un peu en décalé cette seconde saison des Chevaliers du Zodiaque version 3D made in Toei.

La prod est identique à la saison 1 mais cette fois fini les circonvolutions originales propre à cette nouvelle itération de Saint Seiya, place à la fidélité avec l'adaptation de l'arc le plus célèbre du manga de Masami Kurumada, celui du sanctuaire !
Toujours réalisée par Yoshiharu Ashino, la série redémarre là où nous l'avions laissée avec nos cinq chevaliers de bronze et Athéna en route pour rencontrer le grand pope. Arrive alors un chevalier à sa solde qui tire une flèche en plein coeur de Saori et la série démarre enfin ! Mortellement blessée, la réincarnation d'Athéna ne pourra être sauvée que si ses chevaliers arrivent à travers les douze maisons du zodiaque chacune gardée par un chevalier d'or, le tout avec le stress d'un contre la montre où la flèche pénètre plus profondément à chaque nouvelle heure.
Au douzième top, Saori sera morte et le destin du monde scellé à jamais. Seiya et ses compagnons doivent donc se hâter de se faire les mollets sur les escaliers du sanctuaire.

Première maison, le Bélier ! Elle est gardée par Mû, un chevalier d'or évidemment surpuissant mais que nos héros n'auront pas à combattre puisque convaincu par le pouvoir de l'amitié et la force de persuasion de Seiya et Athéna. Il faut dire que quelques instants auparavant, il avait sauvé le maître de Shiryû d'une mort certaine alors que Masque de Mort, chevalier d'or du Cancer, tentait de l'assassiner. Avec l'aide de Mû et de Kiki, les armures éreintées des jeunes chevaliers de bronze vont subir une remise à neuf qui leur permettra d'encaisser les futurs combats qui les attendent. Des duels qu'ils ne pourront vaincre qu'en réussissant à s'ouvrir au septième sens.

Oui ça c'est Saint Seiya, il a fallu une saison complète de rompiche profond avant d'y arriver mais là on y est, Les Chevaliers du Zodiaque comme avant mais en 3D c'était à ça qu'on pensait quand c'était évoqué.
Sur la technique, le studio semble avoir légèrement amélioré sa CGI sur les textures mais il est possible qu'ils se soient limités dans leurs possibilités afin que ça ne détonne pas trop avec la première saison qui avait été autant critiquée pour son écriture aux fraises et ses libertés prises avec l'oeuvre originale que pour sa plastique… ben plastique justement. Des couleurs en aplats et des visages lisses qui sont encore présents sur cette seconde saison mais qui semblent mieux bouger qu'à l'accoutumée. Ça ressemble plus à quelque chose et les libertés sont abonnées absente, c'est tant mieux ! Le public ne voulait de toute façon pas de prise de risque mais bien une vision fidèle acceptant déjà une évolution technique d'une série anime louée pour sa qualité à l'époque, sublimant le trait de Kurumada par l'intermède du chara-design de Shingo Araki.

Enfin la série qu'on espérait ? Il faudra persévérer pour le savoir.


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