Le guide des anime de l'été 2021
Scarlet Nexus

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Scarlet Nexus ?
Note de la communauté : 3.3



Qu'est-ce que c'est ?

Année 2020 du calendrier solaire : de nombreux humains naissent avec des pouvoirs psychiques. Leur quotidien semble pratique et paisible au premier abord. Alors qu'en réalité, des créatures nommées Autres tombent de la stratosphère pour menacer leur vie. Le gouvernement de Néo-Himuka a créé la BEA, la brigade d'extermination des Autres, pour les éliminer. Ses membres sont tous dotés de puissants pouvoirs psioniques comme la pyrokinésie, l'hypervélocité et l'invisibilité entre autres pouvoirs. Yuito Sumeragi, un psychokinésiste, a été sauvé enfant d'une attaque d'Autres par la BEA. Depuis, il a subi un entraînement spartiate en tant que soldat volontaire de la BEA. Kasane Randall, quant à elle, a été recrutée par la brigade. Elle fait d'étranges rêves depuis toujours. ""Ne lâche en aucun cas les Fils rouges !"" Que peut bien signifier cette phrase qui revient dans ses rêves ? Que sont les Autres ? Et quels secrets cache ce monde ? Yuito et Kasane ne pourront échapper à leur destin.

Scarlet Nexus est diffusé sur Wakanim le jeudi à 15 h 30.


Comment était le premier épisode ?

Pa Ming
Note :

Si on peut reprocher quelque chose au jeu Scarlet Nexus, c'est bien sa narration particulièrement anti-immersive, à base d'images fixes façon visual novel du pauvre. Il y a certes quelques cinématiques (de surcroît très bien mises en scène) pour les moments les plus plus marquants, mais elles sont malheureusement trop rares. Cette série animée est donc là pour rattraper ce gros manque.

L'ouverture de ce premier épisode est différente de celle de l'ouverture du jeu et on peut voir Yuito s'entraîner avec son meilleur ami Nagi, en utilisant leurs pouvoirs respectifs. Ce qui n'est pas plus mal pour renforcer leur relation, tant celle-ci était finalement peu montrée dans le jeu. Ils font aussi déjà partie de la BEA et la scène, assez violente (trop pour le public, potentiellement plus jeune encore de l'anime ?) où ils sont « connectés » au SAS (Strong Arms Systems, une sorte de réseau permettant de partager les pouvoirs entre utilisateurs), est éludé et on n'en voit que quelques secondes en flash-back.
Autres changements majeurs : Yuito n'attend pas son premier fait d'arme pour être mis en avant par les médias et se trouve déjà sous le feu des projecteurs de par son appartenance à la famille Sumeragi. Tout le monde s'inquiète en outre de ses faibles pouvoirs psioniques alors que ce n'est pas le cas dans le jeu (où il les acquiert juste tardivement et de manière « artificielle »). Par ailleurs, la première rencontre avec Kasane et Naomi a lieu dans un cadre totalement différent et inédit : la cérémonie d'intronisation des nouvelles recrues de la BEA (qui permet ici d'introduire les enjeux et le lore).
La série animée a également le mérite de s'attarder sur des personnages secondaires trop peu exposés dans le jeu, comme Wataru Frazer ou la famille de Yuito, mais fait trop de zèle en dévoilant trop tôt l'ambiguïté de Karen Travers.
Les différences ne sont pas que factuellement scénaristiques et tout cela entraîne aussi de nombreuses différences narratives bienvenues avec le jeu. Dans ce dernier, certaines caractérisations de personnages ne se font qu'à travers des dialogues facultatifs (lors des rendez-vous pour monter les niveaux de liens), et cela n'aurait jamais fonctionné dans le cadre non-interactif et linéaire d'un anime où ces saynètes n'auraient été que d'absurdes longueurs.

Au final, Scarlet Nexus, la série, remplit bien son contrat et apporte en effet de la profondeur à la l'histoire du jeu, tout en comblant quelques trous. Le point de vue choisi semble être celui de Yuito (dans le jeu, on peut choisir entre son point de vue et celui de Kasane), mais rien ne dit que la série ne va pas en fait mixer les deux points de vue à terme.
Reste que cette complémentarité est un choix étrange. Il aurait mieux valu insérer des passages de l'anime dans le jeu pour remplacer ses tristes images fixes, cela aurait moins handicapé sa propre narration.


Alain Broutta
Note :

Dans un lointain futur, certains humains nommés psioniques ont acquis des capacités extra-sensorielles mais doivent lutter contre des créatures mutantes nommées les Autres qui propagent la dévastation sur le monde. Afin de lutter contre ce fléau, les psioniques sont recrutés par la Brigade d'Extermination des Autres, ou BEA. La 567e promotion de la BEA accueille dans ses rangs une nouvelle recrue attendue au tournant : Yuito Sumeragi, issu de la lignée aristocratique qui a fondé le pays, à la fois fils du président du conseil de Néo-Himuka et petit frère du chef de la BEA. Alors que ce dernier se rend à la cérémonie d'accueil avec son meilleur ami Nagi, Néo-Himuka est la cible d'une nouvelle attaque des Autres…

Scarlet Nexus est un projet transmédia lancé au début de l'été 2021, comprenant un jeu vidéo édité par Bandai Namco et le présent anime, produit par le studio Sunrise et dirigé par Hiroyuki Nishimura (Kurokami, LBX…). Côté consoles, il s'agit donc d'un action RPG en cel-shading où le joueur incarne au choix Yuito ou Kasana Randall, une fille aux capacités similaires que l'on verra aussi dans l'anime. Au programme : action et combats avec des capacités surhumaines et des pouvoirs très diversifiés, dans un univers urbain futuriste qualifié selon les éditeurs de “Brain-Punk”. La série animée viendrait donc combler le manque de dynamisme des phases de dialogue du jeu vidéo, et mettre en avant son histoire plutôt que les mécaniques de gameplay pures et simples.

Il n'en reste pas moins que l'anime a du mal à se détacher de ces prédispositions vidéoludiques. Après une introduction composée d'un court entraînement entre Yuito et Nagi pour exposer leurs pouvoirs, une séquence “reportage TV” pour exposer les enjeux et une première démonstration de force, nos deux héros arrivent à la fameuse BEA où ils seront très vite intégrés aux champs de bataille. Mais avant cela, on fait les présentations avec une série de personnages, qui apparaissent ici encore très stéréotypés, dans leurs pouvoirs comme dans leurs caractères. Si dans le jeu, le joueur se constituera rapidement son équipe favorite, il sera ici plus difficile de maintenir une équité entre tous ces seconds rôles amovibles. Il en résulte ainsi une sorte de “sous-My Hero Academia”, la variété des caractères laissant place à une uniformité plus froide et futuriste.

Reconnaissons cependant à la série la qualité de son animation. Certains assets de la version vidéoludique sont repris, en particulier les monstres et leurs designs pour le moins déconcertants (le pot de fleur, menace ultime du genre humain !). Mais sorti de ces emprunts, l'équipe de Sunrise est partie dans une animation en 2D “traditionnelle” là où l'on aurait pu s'attendre à partir sur une modélisation 3D comme celle du jeu. Les deux médias ont ainsi chacun une identité visuelle qui leur est propre, tout en se basant sur le même contenu. Il reste cependant à voir si les personnages et l'intrigue sauront sortir de leurs carcans initiaux.


Damien Hilaire
Note :

Une adaptation de jeu vidéo par un studio qui n'en fait jamais ? D'instinct je serais plutôt sceptique mais en l'état c'est Sunrise qui s'y colle et Sunrise est un des meilleurs studios japonais alors je me lance les yeux fermés dans Scarlet Nexus.

À l'origine il s'agit d'un RPG de Bandai Namco sorti fin juin sur toutes les plateformes possibles. L'adaptation anime est donc un support publicitaire pour cette nouvelle licence. D'ordinaire, les adaptations de jeux vidéo sont plutôt fades et sont faites par des studios aux moyens limités, le but n'est pas de faire une grande série, seulement une bonne pub. Ce n'est absolument pas ce que l'on ressent sur Scarlet Nexus. La série est réalisée par Hiroyuki Nishimura, plus connu comme chara-designer (c'est d'ailleurs lui qui s'est occupé de ceux de l'adaptation anime) l'histoire est adaptée par Toshizo Nemoto, qui était derrière Log Horizon. Il est accompagné par Yoichi Kato, scénariste pour des séries jeunesses comme Yôkai Watch ou Time Bokan 24. Ça lui arrive de s'aventurer sur des séries autres (il s'était occupé de 80 % des épisodes de Space Brothers) mais c'est rare, il serait intéressant de savoir pourquoi ils ont besoin d'être deux sur cette série. Scarlet Nexus est disponible sur Wakanim qui avait diffusé en avant-première les deux premiers épisodes quelques jours avant la sortie du jeu.

L'histoire est grosso modo la même. Dans un futur proche, l'humanité s'est mise à acquérir des pouvoirs psioniques. Yuito est le fils d'un grand ponte de la ville aimé de tous. Malgré sa famille fortunée il lui prend l'envie de s'engager dans la BEA, une force d'intervention qui défend la ville de Neo-Himuka contre les Autres, des monstres anthropophages d'origine inconnue qui tombent littéralement du ciel depuis un endroit appelé Ceinture de l'Extinction situé dans la stratosphère.
Les gardiens écarlates de la BEA sont tous des soldats entraînés à se battre grâce à leurs pouvoirs tous très différents les uns des autres. La particularité de Yuito c'est qu'il n'a rien de spécial en dehors de son bagage familial. Ses pouvoirs ne sont pas incroyables, plutôt faiblards même. Mais ça ne l'empêche pas de vouloir risquer sa vie pour défendre son pays. À moins que ce ne soit pour retrouver la jeune fille qui lui a sauvé la vie lorsqu'il était enfant ?

Postulat de départ archi-classique donc, mais une réalisation de plutôt bonne facture. L'action est joliment chorégraphiée et les pouvoirs des différents personnages sont utilisés avec intelligence dans les combats. L'animation est propre, le design de Nishimura est fin. Ça contraste avec l'aspect grotesque des Autres, sorte de monstres protéiformes tout droit sortis d'un cauchemar lovecraftien qui se nourrissent de cerveau humain. On ne sait pas encore pourquoi et peut-être qu'on ne le saura jamais. Dans l'immédiat ça en fait un point suffisamment menaçant pour qu'ils doivent être éliminés.
Le premier épisode tient bien la route, on ne s'ennuie pas et c'est joli. Les enjeux ne sont pas encore posés mais ça ne saurait tarder. En tout cas c'est pas un mauvais épisode pour ce début de saison !


EmmaNouba
Note :

Voici une série qui démarre bien curieusement. Dans une scène floue, immersive, une voix de femme dit : “ reste en vie”.
Changement de ton. Deux jeunes hommes, des protecteurs vermeils de la planète, viennent d'être reçus à la Brigade d'Extermination des Autres (BEA). Ce sont des gardiens écarlates. Ces deux militaires, Yuito Sumeragi et Nagi Karman, entraînés avant de rejoindre leur école, se font un petit duel, une petite mise en pattes. Yuito est un personnage public. C'est le fils du président du Conseil (le boss du pays), et le neveu du chef de la BEA. Malgré sa belle ascendance, le jeune homme a un sacré point faible. Dans ce monde où les pouvoirs sont importants, lui n'en a que très peu… un comble. Il a rejoint la BEA car enfant, une soldate lui a sauvé la vie.
Sur le chemin, alors qu'une attaque est annoncée sur les écrans géants, l'ennemi est expliqué : ces Autres tombent de la ceinture de l'extension dans la stratosphère. C'est un peu court, mais ce sera tout ce que l'on apprendra sur ces monstres dans ce premier volet. En formes de plantes avec des têtes éclairées, ce sont de bizarres créatures. Retransmis, le combat que mènent les soldats n°1 de Septentrion, le major général Karen Travers, le voleur de pouvoirs et le major général Spring, prince de la cryokynésie, fascine nos deux aspirants. La mission de nos tout frais gradés va être de se frotter à ces aliens, ces Autres. Mais avant de les lancer au combat, rien de mieux qu'une petite cérémonie d'intégration. L'occasion pour nos personnages de découvrir… les filles de la promotion, dont les deux sœurs, la blonde Naomi et la plus stricte Kasane, les filles de la célèbre famille Randall. La seconde est une orpheline, recueillie après que les Autres ont tué ses parents, enrôlée à 12 ans. Avec sa sœur, aussi très bien classée, elles font partie des 2 168 soldats de la BEA de Néo-Himuka.
Chacun se voit attribuer une interface. Une autre copine d'enfance de Yuito les rejoint, Ichijo Hanabi, affectée elle aussi dans le peloton Seto, sous la direction de Narukami Seto. Si le pouvoir du chef est l'électrokinésie, la jeune fille contrôle le feu, Nagi, l'air et Yuito, un tout petit peu la psychokinésie. Grâce au Strong Armes System, les pouvoirs sont répartis sur tous les membres du groupe. Se joignent à eux deux vétérans, la discrète lieutenante Tsugumi Nazar, douée de clairvoyance, et le flamboyant caporal Kagero Donne, roi de l'invisibilité. A peine les présentations faites, l'équipe est en action : l'alerte est donnée. Des Autres vont apparaître dans le quartier Suzaku, le peloton est mobilisé.
Dans Scarlet Nexus, le but est de l'éliminer ces bestioles qui tombent littéralement du ciel. Alors que les canons détruisent 85 % des ennemis, les gardiens écarlates, guidés par le télépathe le second lieutenant Wataru Frazer depuis le QG, arrivent sur place. Las, ce ne sera pas le grand jour pour Yuito et Nagi, laissés en retrait. Mourir le premier jour, serait ballot…

Scarlet Nexus, pur produit du studio Sunrise, est un vrai plaisir visuel avec une réelle inventivité sur les Autres, une série à suivre sans aucune hésitation ne serait-ce que pour les chara design de Hiroyuki Nishimura (Ai Monogatari) et de Yuji Ito (City Hunter: Shinjuku Private Eyes).


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