Le guide des anime de l'été 2021
The aquatope on white sand
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The aquatope on white sand ?
Note de la communauté : 4.3
Qu'est-ce que c'est ?
Kukuru Misakino, 18 ans, travaille dans un petit aquarium. Un jour, elle fait la connaissance d'une ancienne idole, Fûka Miyazawa. La jeune fille a abandonné son rêve de faire carrière dans la chanson et elle est venue se ressourcer à Okinawa. Toutes les deux se lient d'amitié et passent leurs journées à l'aquarium. Mais ce lieu qu'elles chérissent est sur le point de fermer définitivement. De plus, il renferme un secret que connaît Kukuru. Comment s'achèvera cet été si particulier ? Est-ce la fin des rêves de ces deux filles ?
The aquatope on white sand est diffusé sur Crunchyroll le jeudi à 16 h 30.
Comment était le premier épisode ?
Alain Broutta
Note :
Ex-idole, Fûka Miyazawa a décidé de renoncer à sa carrière de chanteuse, ne supportant plus la pression du milieu. En plein désarroi, elle quitte Tôkyô et s'embarque dans le premier train venu, après avoir écouté les conseils d'une voyante d'un centre commercial. Les hasards ferroviaires la conduisent à Okinawa, où la jeune femme passe une nuit à la belle étoile, sur la plage. Le lendemain, alors qu'elle est sur le point de s'évanouir de fatigue et d'insolation, une femme vient l'aider et la conduit sur son lieu de travail : l'aquarium Gama Gama. Pour Fûka, c'est la découverte d'un univers haut en couleurs…
The aquatope on white sand, c'est votre petit feuilleton rafraîchissant de l'été ! Ce projet original développé par le studio PA Works est réalisé par Toshiya Shinohara, que l'on connait pour Black Butler ou plus récemment pour avoir co-réalisé le film Maquia, when the promised flower bloom. Il retrouve au scénario Yûko Kakihara et au chara-design Yuki Akimiya, tous trois ayant travaillé ensemble sur Iroduku - Le monde en couleurs, en 2018. Il y a sans doute des passerelles à dresser entre cette œuvre précédente et The aquatope, les deux présentant une héroïne en perte de repères, et redécouvrant les couleurs du monde.
La série nous fera donc suivre le quotidien de l'équipe gérant l'aquarium d'Okinawa, par le point de vue néophyte de Fûka. En outre, la demoiselle se liera rapidement d'amitié avec l'autre protagoniste de la série, Kukuru Misakino, une jeune fille énergique travaillant pour l'aquarium, et légèrement portée sur la spiritualité. L'épisode pilote évoque ainsi quelques productions récentes pour le grand écran, embrassant les thématiques aquatiques : Les enfants de la mer, Lou et l'île aux sirènes, voire les films de Makoto Shinkai. C'est là la sempiternelle histoire du retour à la nature, de l'abandon des préoccupations urbaines pour se ressourcer dans l'émerveillement du monde du vivant. On y retrouve également une spiritualité très présente, avec la présence d'une créature surnaturelle qui, sans interagir directement avec les personnages, semble les accompagner de sa bienveillance. Et aussi par la plongée de l'héroïne dans un courant fantasmée, une apnée fiévreuse vers son subconscient propice à des images sublimes.
The aquatope on white sand, c'est donc ce petit moment de respiration entre deux séries où le destin du monde est en jeu. Une tranche de vie légère et feel good, qui compte bien nous entraîner dans une candeur agréable et sans prétention. Pour autant, la réalisation ne joue pas la carte du farniente : PA Works nous propose un travail impeccable, proche d'une qualité cinématographique malgré la relativité des moyens. Des instants les plus calmes aux séquences les plus fantasmées, l'animation nous éblouit par son sens des températures et des souffles marins. Préparez vos valises et réservez votre airbnb, votre séjour à Okinawa risque bien de se prolonger, pour votre plus grand bonheur !
Damien Hilaire
Note :
Passé un peu inaperçu, The Aquatope on White Sand est la nouvelle production de P.A Works, le studio qui nous a offert Appare Ranman l'an dernier. La série est entre les mains de Toshiya Shinohara, réalisateur de la saison 1 de Black Butler mais surtout de Nagi no Asukara, une production originale également qui était écrite par Mari Okada et dont la moitié des épisodes se déroulait sous l'eau. Quoi de plus logique que de le voir sur une autre production qui revient dans le monde des poissons par la petite porte avec cette fois, non pas l'océan, mais un petit aquarium local.
La série est écrite par Yuuko Kakihara qui avait déjà travaillé avec lui sur IRODUKU et qui a déjà l'expérience d'intrigue à Okinawa puisqu'elle a travaillé sur le scénario de Stitch! Itazura Alien no Daibôken (la série Madhouse basée sur la licence Disney).
Il est encore incertain que The Aquatope on White Sand fasse partie de la “Saga du travail”. Toutefois, comme c'est une production originale P.A Works, partons du principe qu'il y a de fortes chances que ce soit le cas vu le sujet. La “Saga du travail”, ou Working Series, n'est pas un terme validé par le studio. C'est un nom donné par les fans pour désigner des séries sans lien entre elles mais s'inscrivant dans une démarche similaire, à savoir la découverte d'un personnage du monde du travail par le biais d'une activité originale. Le cast est à dominante féminine et les séries sont conçues en deux cours. Cela nous a donné dans l'ordre Hanasaku Iroha, Shirobako et Sakura Quest (nous vous rappelons que Shirobako vient d'être annoncé en Blu-ray chez kana tout récemment et que c'est un must-see pour tout fan d'animation).
The Aquatope on White Sand ne déroge pas à la règle. Nous suivons une idol tout juste remerciée après une brève carrière qui, avant de rentrer chez ses parents qui ne l'ont pas encouragée dans sa carrière artistique (et sont donc bien contents de la voir revenir), décide de faire un break à Okinawa sur un coup de tête. Sur place, accablée par la chaleur et traînant sa grosse valise derrière elle, elle manque de s'évanouir d'une insolation. Elle est sauvée par une agente du tourisme qui finit par l'emmener… à l'aquarium local vétuste et déserté, tenu par une lycéenne.
Dépaysement garanti. La série est un appel à l'aventure rafraîchissant, à tourner la page en prenant le large et peut-être se découvrir une nouvelle voie. On est happé par le rythme de vie à la cool des habitants. La série est d'ailleurs plutôt jolie. La scène avec les poissons à l'aquarium est envoûtante. Chose troublante, il y a l'intervention d'une forme de surnaturel par le biais d'un personnage encore indéfini. Ce qui n'est pas le cas du duo principal. Qu'il s'agisse de Fûka et de son désir de montrer ce qu'elle sait faire tout en faisant le deuil de sa carrière ou de Kukuru et sa volonté de tenir un établissement qui est dans le rouge malgré ses frêles épaules, c'est bien écrit.
The Aquatope on White Sand n'est pas sans rappeler Amagi Brilliant Park avec son parc à thème délabré sur le point de plier boutique qui doit être remis sur les rails en un temps records. La recette est la même, avec un peu moins de fantasy sans doute (quoique), mais ça fonctionne, reste à voir si ça enchantera assez les spectateurs de voir nos deux héroïnes se battre pour remettre à flot un petit aquarium insulaire.
Pa Ming Chiu
Note :
Abandonnant son rêve de faire carrière en tant qu'idol, Fûka Miyazawa quitte la capitale pour retourner chez ses parents. Mais ces derniers lui ont prévu une fête de consolation, ce qui sonne aux oreilles de la jeune fille (et on la comprend) comme un véritable cauchemar. Avant de subir une telle épreuve, elle décide de partir se ressourcer sur les plages paradisiaques d'Okinawa en mode carpe diem.
De fil en aiguille, elle se retrouve à l'aquarium Gama-Gama, où elle a une vision étrange et fait la rencontre de la jeune Kukuru Misakino qui y travaille. Cette dernière explique à l'ancienne chanteuse qu'elle doit probablement sa vision à un Kijimuna, un yokai typique d'Okinawa.
Les chants qui berce des grillons, le ciel bleu, l'eau transparente, une végétation tropicale... Qu'il fait bon de passer l'été à Okinawa ! Et l'aquarium Gama-Gama a beau être fictif, le parallèle est évident avec l'immense aquarium, tout ce qu'il y a de plus réel, d'Okinawa (en témoigne la scène du requin-baleine, attraction principale et véritable mascotte de l'aquarium en question).
Avec son ambiance de vacances et son approche tranche de vie, The Aquatope on White Sand s'impose donc comme la série estivale parfaite (entre ça et l'excellent Luca de Pixar, on est gâtés cette saison) à regarder entre deux sauts dans la piscine et l'apéro.
Il faut en voir un peu plus pour se prononcer sur la direction de l'histoire, mais ce premier épisode rassure tant sur la qualité d'écriture que sur la réalisation. Les personnages sont assez finement exposés, Fûka Miyazawa en tête, et le côté contemplatif est utilisé à bon escient et donne un récit qui respire et prend son temps (dans le bon sens du terme).
On ne sait pas encore à quel point ça va prendre de la place, mais il est intéressant de voir la figure du Kijimuna mise en avant. D'après les légendes okinawaïennes, les Kijimuna ressemblent à des enfants roux de trois ou quatre ans (comme c'est le cas ici) et sont vus comme des esprits porte-bonheur. Les rencontrer rend riche ou assure une bonne pêche. D'un naturel facétieux, ils se lient quand même facilement d'amitié avec les humains et peuvent les emmener voyager au-delà des monts et des mers. Cela préfigure-t-il des futures aventures de notre ex-idol ? Ou le côté intimiste va-t-il primer ?
Pour ce qui est de la réalisation, les dessins sont beaux et détaillés, les cadrages sont réfléchis et les animations très naturelles, avec un excellent sens du posing.
Pour l'instant, c'est le sans fautes.
EmmaNouba
Note :
Quand on entre dans cette série, tout est tranquille, zen, à part la jeune fille, une folle des poissons qui, entre les cours, est gérante avec sa famille de l'aquarium Game-Gama, à Yokohama. Kukuru Misakino est une demoiselle pétillante.
Deux destins vont se croiser. Dans la capitale, on découvre Fuka Miyazawa, une jeune idole qui raccroche les chaussons et décide de rentrer chez elle. On assiste à ses adieux à sa vie d'avant. Elle part le cœur lourd, inquiète de retrouver les siens et des jugements qu'elle va devoir essuyer. Arrivée à l'aéroport, personne ne l'attend, sa mère lui explique au téléphone qu'elle prépare une fête afin d'enterrer ses regrets de gloire. C'en est trop pour la jeune femme. Une affiche attire alors ses yeux. Elle se retrouve dans l'avion pour Yokohama, elle fuit, sans vraiment de plan. C'est là que Kukuru vit, entre lycée et poissons.
Arrivée dans la ville, Fuka erre sans but et tombe sur l'échoppe d'une voyante. Alors que l'on pourrait croire que notre amie va se faire plumer, elle devient super copine avec la chiromancienne. La jeune fille est d'une telle gentillesse que même les escrocs fondent. Elle lui fait même une vraie voyance et lui conseille de se « tourner vers le Sagittaire au sud ». La voilà bien avec une annonce si mystérieuse… Elle poursuit son errance sans vraiment de lieu où se poser. Fuka dort à la belle étoile. Rien n'est misérabilisme dans cet anime, elle vit très bien sa petite escapade, même si elle manque de s'évanouir sous la chaleur. Comme la belle a de la chance, elle est secourue par une agente municipale, employée de l'office du tourisme. Et c'est ainsi qu'elle arrive à l'aquarium.
Série originale produite par P.A. Works, réalisée par Toshiya Shinohara (Lupin III: Dead or Alive) et écrite par Yuuko Kakihara (orange), The Aquatope on White Sand est la petite merveille de la saison. Outre une animation très belle, et des chara designs délicats réalisés par Yuki Akiyama (Irozuku Sekai no Ashita Kara), à partir de personnages imaginés par U35 (Lapis Re:LiGHTs), l'on sent que ce récit possède une touche de fantastique à l'instar d'histoires portées par des créateurs tels Satoshi Kon. On nage dans un mélange de tranches de vie, plus ou moins agréables, et des détails irréels, comme la présence d'une sorte de kami mi-singe, mi-démon. Très discret, il n'en est pas moins présent et leur fait des petits tours (vol d'un chapeau, mais aussi des offrandes destinées aux dieux du coin). Quand Fuka visite l'aquarium elle est littéralement engloutie par les masses d'eau, elle vit réellement une expérience mystique digne des drogues les plus hallucinatoires des Indiens. Elle discute avec les poissons et cela lui paraît totalement logique. C'est cette pointe de surréalisme qui rend cette série encore plus intéressante. On sent qu'une belle amitié va se nouer entre Kururu et Fuka. L'aventure donne envie d'être suivie…
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