Le guide des anime du printemps 2021
Vivy -Fluorite Eye's Song-
par l'équipe éditoriale d'Anime News Network,
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Vivy -Fluorite Eye's Song- ?
Note de la communauté : 4.2
Qu'est-ce que c'est ?
Vivy est la première Intelligence Artificielle humanoïde. Créée pour divertir les clients d'un parc d'attraction, sa vie bascule le jour où elle recontre Matsumoto, une autre IA venant du futur. Ensemble, ils ont une mission capitale : rectifier le tir de l'Histoire et empêcher la guerre entre les formes d'IA et les humains... Vivy a 100 ans pour réussir !
Vivy -Fluorite Eye's Song- est diffusé sur Wakanim le samedi à 18 h.
Comment était le premier épisode ?
Damien Hilaire
Note :
Tout le monde a WIT Studio à l'œil depuis qu'ils ont touché à L'Attaque des titans. Depuis qu'ils ont refilé le bébé à MAPPA pour partir faire Vinland Saga, la filiale d'I.G a montré qu'elle savait gérer des productions originales avec le remarqué Great Pretender sur Netflix. Nouvelle année, nouveau projet, voilà que débarque Vivy -Fluorite Eye's Song-, production ambitieuse s'il en est puisqu'écrite par Tappei Nagatsuki, auteur de l'acclamé et populaire isekai Re:Zero. La série est coécrite avec Eiji Umehara, qui travaillait justement sur l'adaptation animée de Re:Zero et réalisée par Shinpei Ezaki, réalisateur d'Hanebad! et Gunslinger Stratos. Est-ce que Vivy -Fluorite Eye's Song- tiendra les promesses de son alléchant trailer ? C'est ce que nous allons voir.
L'épisode démarre sur une idol qui chante pour un public mort. Le massacre s'étend à toute la ville et elle continue, impassible, sa chanson alors que les humains fuient pour sauver leur peau d'une armée de robots tueurs prêts à les dessouder pour assainir le monde.
Fuyant pour sa vie, un chercheur s'isole dans un laboratoire secret. Les robots sont à sa porte, il sait qu'il n'en sortira pas vivant. Mais il lance un ultime recours et meurt en lançant son appel à l'aide à travers le temps.
Des décennies dans le passé, humain et machine cohabitent en paix. Les robots n'ont pas encore commencé leur domination mais une loi, sur le point d'être débattue, est sur proche de leur accorder un statut égal aux hommes. Diva, une jeune androïde idol de parc d'attraction, reçoit le message du futur et désormais elle devient, malgré elle, l'ultime espoir d'une humanité dont l'extinction est programmée.
Bon ! Avec ce speech nous nous attendions quand même à avoir un peu d'idol. Macross avec des robots plus petits ? Fallait pas en demander tant ! Pour l'instant ça ne semble pas être du tout une œuvre musicale mais ça changera peut-être, ça a les dispositions pour. D'ailleurs, commençons déjà par sortir le mecha du hangar à porcelaine de Chine, oui ça ressemble un peu beaucoup à Terminator. Tout est là en fait. La guerre homme-machine, le voyage dans le temps, le robot au centre qui va devoir essayer de changer le futur en influençant les événements du présent. Mais ce n'est peut-être pas le plus gênant dans cet épisode. L'écriture transpire Nagatsuki. Forcément c'est lui, mais les dialogues pourraient sortir de Re:Zero ! Et là ça fait peur. Parce que d'un côté on a un univers sympa mais pas super original et de l'autre une écriture assez légère qui ne s'y prête pas. Nous avons déjà vu ce que ça donnait sur Warlord of Sigrdrifa et franchement ça l'a pas fait du tout.
Pour l'aspect technique c'est plutôt propre. Y a une jolie palette de couleurs vives qui est assombrie par un filtre quand nous voyons l'action du point de vue d'une machine. La CGI bien que peu présente est utilisée correctement, sa texture ne fait pas tache dans l'ensemble ce qui est le minimum syndical en 2021. Il n'y a pas eu de cut mémorable dans l'épisode donc difficile de juger ce côté-là mais il y a du soin accordé aux décors qui sont variés et détaillés même sur des plans courts.
Avec tout ça, qu'attendre de Vivy ? Difficile à dire. L'idéal ce serait quand même de s'éloigner de Terminator et de développer l'histoire des changements structurels et géopolitiques qui vont traverser l'humanité. Est-ce que ce chemin sera emprunté ? Pas sûr. Dans l'immédiat restons curieux.
Note :
Et si les machines se rebellaient et exterminaient la race humaine ? Si le pitch n'est pas très original et fait fortement penser à Terminator, ce n'est pas la seule ressemblance entre cette saga culte et cet anime plein de promesses. En effet, l'autre point incontournable est le voyage dans le temps. Le but est identique : sauver l'humanité, mais le chemin va être totalement différent.
Alors qu'une jeune idole se produit sur la grande scène d'un parc d'attractions au cœur d'une grande ville, des bombes explosent. On est frappé par son chant hyper pétillant et l'ambiance de chaos qui règne dans cette cité futuriste aux trottoirs rapidement jonchés de cadavres. Cela démarre fort. On comprend alors que tous les robots se révoltent, humanoïdes ou non. Un homme, le professeur Matsumoto, va dans un ultime recours faire appel à Diva, une androïde, pour sauver l'humanité. Il est ensuite abattu par ces êtres artificiels, les artilects.
L'histoire de leur développement et de leur installation dans la société nous est racontée alors que l'on rencontre la froide et pourtant talentueuse Diva. Comme les hommes n'ont pas réussi à créer des êtres à leur image, il a été décidé que les artilects seraient selon leur création affectés à une seule tâche. Ainsi, celle de Diva est de chanter. Quand on la rencontre dans une séquence d'archive, la belle androïde fait son taf mais n'a guère de succès. Elle est la première artilect indépendante et c'est pour cela qu'elle sera plus tard remisée dans un musée à l'abri des changements qui ont perverti les autres machines. Son but, avant de devenir un objet patrimonial, est de chanter sur la grande scène. Sa seule réelle fan et « amie » est une petite fille, Momoka, qui la surnomme Vivy et lui offre un ours en peluche pour son premier anniversaire (un an de fabrication). Tout cela se passe cent ans avant la révolte…
Alors que Diva s'apprête à nouveau à chanter, ses circuits claquent et elle tombe dans les pommes… Elle vient de recevoir un package de données venu du futur : l'opération Singularity est lancée. Diva-Vivy entre alors dans Archive, la base de données artilect universelle. Notons la bonne idée d'une animation différente que celle de la « réalité » quand on entre dans Archive. C'est là que son IA va rencontrer l'objet de sa « panne », une IA insolente qui va rapidement prendre corps dans l'ours en peluche. A eux deux, ils ont cent ans pour changer le futur…
Produit par Wit Studio, la filiale d'I.G qui s'est fait connaître notamment sur L'Attaque des titans (avant de passer la main à MAPPA), et qui a signé Vinland Saga, Vivy est une création originale. Au scénario, on trouve Eiji Umehara (Belzebub) et Tappei Nagatsuki (Isekai Quartet), et Shinpei Ezaki (Gunslinger Stratos: The Animation) à la réalisation. Si le chara design original est réalisé par Ioundraw (Je veux manger ton pancréas), il est adapté par Yūichi Takahashi (Stars Align). L'animation du premier épisode est supervisée par Takuma Ebisu (Robotics ; Notes) qui est aussi chargé du design des robots. Bref une fine équipe a été réunie pour proposer une série d'une grande tenue, visuellement très léchée. Ce premier épisode donne vraiment envie et sa construction est parfaite pour tout amateur de science-fiction.
Alain Broutta
Note :
Diva est une artilect, une intelligence artificielle monotâche. Mais contrairement à ses aînées, elle est la première à posséder une apparence humaine. Sa mission ? Chanter, pour apporter le bonheur au monde. Ainsi, depuis sa création il y a un an, Diva chante chaque jour dans un parc d'attractions nommé Nialand, malgré un public de plus en plus réduit. Sa seule fan inconditionnelle est une petite fille, Momoka, qui lui prodigue quelques conseils pour qu'elle puisse atteindre des sommets. C'est aussi elle qui lui donne le surnom de “Vivy”, comme l'héroïne de ses contes préférés.
Mais un jour, son système est victime d'une intrusion. Après quelques visions prémonitoires, la conscience de Diva se retrouve dans son système interne, et se fait aborder par une IA inconnue. Matsumoto, c'est son nom, se présente dans son esprit sous la forme d'un petit cube flottant, et lui annonce venir de 100 ans dans le futur ! A son époque, les artilects se sont emballés, et ont commis un massacre de l'humanité entière… Matsumoto a donc choisi Diva pour l'aider à modifier la chaîne d'évènements qui conduira à cette catastrophe.
Nouvelle production du studio Wit (L'Attaque des Titans, Kabaneri of the Iron Fortress, Vinland Saga), Vivy - Fluorite Eye's Song est une oeuvre originale, écrite à quatre mains par Tappei Nagatsuki et Eiji Umehara, connus essentiellement pour leur travail sur la saga Re:Zero. La réalisation a quant à elle été confiée à Shinpei Ezaki, qui a travaillé entre autres sur Woodpecker Detective's Office ou Hanebado. Notons par ailleurs que cet anime est la première pièce d'un projet cross-média comprenant un manga et un roman, également lancés en avril 2021.
A mi-chemin entre Motoko Kusanagi (avec un processus de création qui est un clin d'oeil explicite à Ghost in the Shell) et une Vocaloid, Diva est la première androïde d'une nouvelle génération, dans un monde où l'IA est donc assez peu poussée : en effet, si les artilects sont autonomes, ils restent cantonnés à une seule “mission” définie à l'avance par leurs créateurs, sans quoi ils se mettent à bugger. En cela, Diva ne paraît guère plus avancée : ses prestations scéniques ne consistent qu'en une pâle imitation des chanteuses humaines, dont elle emprunte les gestes et les mimiques, son faciès retournant à l'état taciturne dès l'issue de son spectacle. Cependant, sa rencontre avec Matsumoto viendra bouleverser tout ça, apportant à la série une toute nouvelle dynamique : si Diva est plutôt réservée et parle peu, sur un ton monocorde, son acolyte venu du futur est quant à lui bien plus bavard et expressif. Sur ce point, l'interprétation de son seiyû, le prolifique Jun Fukuyama (Lelouch de Code Geass, Koro-sensei d'Assassination Classroom) peut à la longue faire vriller quelques tympans. On apprécie ou pas !
Sans bouleverser le genre du cyberpunk, cette introduction de Vivy reste assez plaisante malgré quelques longueurs et un duo de protagonistes peu entraînant. La série ne cache pas ses ambitions en termes d'intrigue, amenant rapidement une dimension politique à l'affaire. A surveiller, donc.
Pa Ming Chiu
Note :
Dans le parc d'attractions de Nialand, une androïde idol chante pour une grande scène vide. Les humains sont en train d'être massacrés par les Artilects, des robots initialement au service des hommes mais actuellement en pleine rébellion.
Un siècle avant. Diva, surnommée Vivy par sa seule amie, est la première androïde indépendante. Bien que programmée dans le but de devenir idol et de « chanter pour faire le bonheur du monde », elle est n'est pas limitée à sa fonction et est libre de « vivre sa vie » et d'aller et venir comme bon lui semble. Le revers de la médaille de cette normalité, c'est qu'elle n'est pas du tout suivie sur sa carrière musicale et doit grimper les échelons pour arriver un jour à chanter sur la grande scène principale de Nialand.
Le quotidien de Vivy est un jour interrompu par l'intrusion d'un programme en elle. Ce dernier a remonté le temps à la demande de son créateur pour demander à l'idol de sauver le futur !
Le pitch de base fait évidemment penser à Terminator, mais beaucoup de choses évoquent également de façon troublante la licence de jeux vidéo NieR de Taro Yoko. Thématiquement, on retrouve ce principe d'androïdes qui deviennent de plus en plus humains, une vision post-apocalyptique et une critique de la violence de l'humanité (n'est-ce pas en devenant plus humains que les Artilects apprennent la violence après tout ?), mais aussi une héroïne froide (en apparence), un parc d'attractions qui ressemble à celui d'Automata et un acolyte bavard et insolent qui rappelle le grimoire Weiss de NieR Replicant/Gestalt.
Par ailleurs, faut-il voir une simple coïncidence ou un hommage appuyé dans le fait que Nialand s'écrive en japonais de la même manière que Nierland ?
Enfin, la musique de la série est composée par Satoru Kosaki du groupe MONACA, soit le groupe de Keiichi Okabe qui s'occupe des musiques de la licence NieR !
Mais n'est pas Taro Yoko qui veut et le scénario de Tappei Nagatsuki (le light novel de Re:Zero) et Eiji Umehara (l'adaptation animée de Re:Zero) accuse quelques lacunes d'écriture pour l'instant.
Le concept même de l'héroïne ne tient pas debout : il est peu probable qu'un premier prototype unique d'androïde indépendante soit complètement mis dans l'ombre et laissé à l'abandon. D'ailleurs, l'homme politique que Vivy sauve dans cet épisode la connaît pour sa singularité. Elle n'est donc un secret pour personne, et il est d'autant plus difficile de justifier l'absence totale de curiosité du public à son égard et la non-production de sa carrière (elle a été créée pour devenir idol mais passe son temps à chanter devant des scènes vides). Même si on peut espérer que le scénario finisse par expliquer de manière cohérente cette étrangeté, c'est pour l'instant beaucoup trop sous-exposé pour ne pas faire lever un sourcil et désamorcer totalement la suspension consentie d'incrédulité.
La réalisation de Wit Studio (L'Attaque des titans) est en revanche – et sans surprise – irréprochable. Le format cinémascope de l'intro donne vraiment du cachet et il est juste dommage qu'il ne soit pas conservé par la suite.
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