Le guide des anime de l'automne 2021
Sakugan
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Sakugan ?
Note de la communauté : 4.2
Qu'est-ce que c'est ?
Dans un futur lointain, l'humanité vit entassée dans des colonies exiguës taillées dans la roche, un monde qu'on appelle le labyrinthe. Ceux qui sortent de ces zones, les Markers, s'exposent à un monde inconnu rempli de dangers. La petite Memempu supplie son père, Gagumber, de devenir un Marker afin de retrouver la trace de sa mère disparue. Il finit par accepter et forme, avec sa fille, une curieuse équipe partie explorer le labyrinthe…
Sakugan est diffusé sur Crunchryroll le jeudi à 16 h 30.
Comment était le premier épisode ?
Damien Hilaire
Note :
Encore du mecha ! Trop bien ! Cette fois c'est un changement d'ambiance assez radical car le titre n'a rien à voir avec un Muv-Luv ou un 86. Sakugan est l'adaptation d'un scénario écrit pour un concours de nouvelles lancé par trois studios à la recherche d'histoire originale à adapter. Un lauréat par studio et c'est Satelight qui s'occupe de celui-ci. Le studio nous le connaissons c'est celui de Macross, c'est un bon gros poids lourd pionnier de la CG en animation au Japon. Du coup, avec un studio pareil, forcément le réalisateur sera une grosse pointure ! Eh bah non ! Nous devons à Junichi Wada La disparition de Yuki Nagato et c'est à peu près tout pour les choses notables. Et il est non seulement réalisateur mais aussi scénariste de la série. Heureusement, le studio a fait appel à des artistes expérimentés pour l'aspect visuel : Shôji Kawamori sur les monstres (rien que ça), Stanislas Brunet sur le mecha-design (la french touch) et les personnages ont été designés par Yuji Iwahara, le chara-designer de Darker than Black et mangaka de Dimension W. Gros staff donc ! Et en bonus, ils ont Masaaki Endoh qui chante l'opening, idéal pour un titre mecha !
Du coup, Sakugan, c'est quoi l'histoire ?
Memempu et Gagumber (no joke) vivent dans une ville souterraine. Memempu veut partir sur les traces d'Urorop, une aventurière légendaire. Gagumber, son père, s'y oppose. Déjà, même si c'est une surdouée, elle est trop jeune et elle lui est plus utile à la mine. Mais Memempu est une petite futée alors elle tente encore et encore de prouver qu'elle est capable de partir à l'aventure. Mais un jour c'est l'aventure qui vient à eux et ils n'ont plus d'autre choix que de s'enfoncer dans les galeries avec leur robot-traceur.
C'est pas l'homme qui prend la galerie, c'est la galerie qui prend l'homme ! Premier épisode alléchant ! Le ton est léger et enfantin, l'univers minier plutôt intrigant. Cela rappelle un peu Made in Abyss, le malaise pédo en moins. La relation père-fille fonctionne bien, ils font un très bon duo comique bien caractérisé. Ce qui étonne c'est ce début extrêmement fun, un brin décousu, qui contraste avec un dernier tiers dans l'urgence et le sérieux des plus dramatiques. C'est étonnant mais ça fonctionne bien.
Maintenant c'est vrai que sur un épisode, l'appel de l'aventure est là, mais l'aventure en elle-même nous n'en avons pas encore vu le bout du nez. Mais les décors sont prometteurs, le robot foreur d'un bleu azur particulièrement vif, qui n'apparaît qu'à la toute fin, détonne dans les productions mecha de la saison. Son design tout en rondeur est très loin du style anguleux et aiguisé des mecha guerrier habituels. Reste à le voir en action et découvrir ce qui se cache dans les mines.
Dans l'immédiat ce premier épisode est vraiment un excellent début qui finalement n'a de gênant que sa vitesse d'exécution, pas le temps de niaiser c'est l'heure d'explorer, mais en 20 minutes nous sommes pris par la même soif de découverte que l'héroïne donc pari gagné. Et en bonus l'animation est bien jolie comme il faut avec des beaux smears et des FX travaillés. Que demander de plus ?
Note :
Le labyrinthe. Un monde où l'humanité s'est tapie dans des cités souterraines qui communiquent entre elles par un réseau de galeries remplies de danger. C'est dans la cité de Pinyin que vit Memempo. Une petite fille très débrouillarde, un génie qui malgré son jeune âge aide déjà son père Gagumber dans son travail d'excavateur. Mais Memempo ne peut se contenter de cette routine. Non, ce qu'elle veut, c'est devenir une traqueuse, explorer le labyrinthe, affronter ses dangers et, pourquoi pas retrouver le chemin vers la surface, cette surface qu'elle a déjà vue en rêve. Mais pour Gagumber, son père, c'est hors de question ! Sa petite fille chérie n'ira pas risquer sa vie dans les couloirs auxquels peu d'élus survivent ! Et voilà que Père et fille se disputent quotidiennement sur le sujet, jusqu'au jour où une créature gigantesque parvient à s'infiltrer dans leur colonie…
Sakugan, ou Sacks&Guns!!, dispose d'une genèse assez particulière : en février 2017, un concours nommé “Project Anima” était ouvert aux scénaristes en herbe, avec un projet de série d'animation à la clé. Dans la catégorie Science Fiction/Robot, c'est le jeune écrivain Nekotarô Inui qui a remporté le prix avec son récit : Sakugan Labyrinth Marker. Initialement prévue en 2020, la série arrive finalement à l'automne 2021 sur la chaîne Tokyo MX au Japon. Sa réalisation a été confiée à Jun'ichi Wada (SukaSuka, Caligula) au sein du prolifique studio Satelight. Côté chara-design, certains spectateurs auront peut-être reconnu la patte du mangaka et illustrateur Yûji Iwahara (Dimension W, Darker than Black, Le roi des ronces…). Signalons aussi, par pur chauvinisme, le travail de Stanislas Brunet (Oban Star-Racers) qui assure le mecha-design au sein du Studio No Border. Enfin, notons qu'une version manga a pris les devants, publiée depuis août sur la plateforme de prépublication Shônen Up de l'éditeur Square Enix.
Une cité souterraine, des monstres qui tombent du ciel, une envie de retrouver la surface… La mise en place du récit de Nekotarô Inui ressemble par bien des aspects à l'introduction d'un certain Gurren Lagann. Mais trêve de mauvaise foi : l'œuvre s'échappe bien vite de cette inspiration pour creuser son propre trou. A l'inverse de Simon, Memempo n'est pas encouragée dans ses rêves d'aventure, bien au contraire : son père Gagumber n'a de cesse de freiner ses ardeurs, quitte à se faire détester à ses yeux. Et cela est d'autant plus incompréhensible pour la demoiselle qu'un autre binôme père-fille nous est proposé en miroir du côté des traqueurs. En outre, si l'ambiance de la série est de prime abord assez guillerette, on sent que de lourdes blessures passées se font encore sentir… et la conclusion de l'épisode provoque un basculement particulièrement brutal.
Si l'on pourra être regardant sur une intégration assez difficile entre éléments 2D et 3D, la qualité de la réalisation de la série reste tout à fait convaincante. L'énergie des personnages finit de nous convaincre du fait que Sakugan est une série à scruter en profondeur !
Note :
Memempu n'a que neuf ans mais déjà un caractère bien trempé et passe son temps à se chamailler avec son père Gagumber, dit « la Bourrasque ». Malgré les protestations de ce dernier, elle rêve de devenir une Traceuse, de quitter le monde souterrain dans lequel elle vit et de marcher sur les pas de la légendaire Urorop qui aurait, selon certaines rumeurs, réussi à cartographier entièrement le labyrinthe extérieur et à atteindre ainsi la surface. A défaut de celui de son paternel, elle peut heureusement compter sur le soutien au quotidien de son amie Lynda, qui l'encourage dans cette voie.
A sa plus grande surprise, Memempu reçoit un jour un courrier d'Urorop qui contient une gemme. Une fois celle-ci passée devant la lumière d'une lampe torche, elle dévoile ce qui semble être une carte ! Par ailleurs, une photo jointe dans le courrier montre un paysage que Memempu voit régulièrement en rêve. Quel est donc le lien entre la jeune fille et Urorop ? Mais pas le temps d'y réfléchir, l'enthousiasme de toutes ces découvertes étant interrompu par l'attaque d'un monstre géant qui parvient à s'introduire dans la colonie.
Dès les premières secondes de l'épisode, Sakugan respire la qualité ! La colonie de nuit, pleine de néons façon Hong Kong, jouit d'une colorimétrie aussi soignée que la direction photo, et l'animation de l'héroïne en fuite est particulièrement fluide et bien mise en scène avec des traits de vitesse discrets, des cadrages variés, des différences de focales, des travelling entre elle et son poursuivant, et une caméra qui se fait ponctuellement shaky (mais juste ce qu'il faut pour garder une bonne lisibilité).
Et la suite confirme rapidement cette première bonne impression. On a certes un peu de 3D pour les mecha et les monstres, mais ça passe pas trop mal. On a déjà vu des intégrations beaucoup moins réussies.
Soulignons aussi une jolie bande originale qui sert parfaitement les moments d'émotion.
Pour ce qui est de l'écriture, cette introduction fait évidemment penser à celle de Gurren Lagann, ne serait-ce que par son cadre (une humanité contrainte de vivre sous terre pour une raison inconnue des monstres qui assiègent la colonie et des mecha pour se défendre), mais son histoire semble aller dans une autre direction et pas de trace de Super Robot pour l'instant (on est plutôt dans le Real Robot). On a également la thématique de la parentalité ici, le point de vue de Gagumber ayant autant d'importance que celui de Memempu.
Il faudra voir comment tout cela évolue par la suite, mais Sakugan est bien parti pour être un des gros titres majeurs de cette saison.
EmmaNouba
Note :
Avoir une fille comme Memempu n'est pas de tout repos. Il faut dire que la demoiselle, même si elle n'a que 9 ans, a déjà son diplôme universitaire, et entend vivre une autre vie que celle imposée par son père, Gagumber. Et elle lui signifie bien.
Quand démarre ce premier épisode, elle lui mène la vie dure et il la poursuit dans les arcanes de la ville souterraine où ils résident. Il finit par littéralement la capturer. Dans cet univers, le monde humain s'est réfugié sous terre, dans des cités sous un dôme de fer où la vie se déroule sous lumière artificielle. Tous sont prisonniers de ce « Labyrinthe ». Aucune communication n'est possible entre ces îlots d'humains, les seuls à explorer les souterrains qui les relient et à se hasarder dans des territoires inconnus sont les marqueurs. Il n'y a qu'eux pour avoir le droit et le matériel, des mecha pour parcourir les veines de cette immensité. Memempu n'a qu'une idée en tête : intégrer ce corps. Mais son père refuse obstinément. Sa mère les a quittés et ils tentent de survivre dans ce monde hostile. On ne saura rien de la vie de cet homme au physique taillé dans la pierre, qui préfère passer pour un pleutre aux yeux de sa fille que lui laisser sa liberté. La vie d'ouvriers, tranquille, lui convient parfaitement. Comme il bosse avec sa fille et chaque jour creuse dans des galeries sécurisées, leur travail est de trouver de l'or, des minerais, etc., pas de combattre des kaijû. Car voilà, ils sont extrêmement dangereux et comme père ne peut se résoudre à laisser la petite partir, il faudra une attaque de la ville et la disparition de leurs meilleurs amis pour Père et fille prennent le large et décident de rejoindre les explorateurs. Pour cela, Gagumber dévoile son meilleur atout : Big Tony, un mecha très stylé, bleu turquoise.
Et rideau, fin de premier volet. Un vrai épisode de teasing, vu qu'on ne voit pas le robot en action. Bien joué.
En 2017 naît le Project Anima. Son principe est simple : choisir, via un concours, trois histoires originales et produire ensemble les séries animées. Porté par les studios Satellite, J.C. Staff et Dōga Kōbō Sakugan est la première série originale, adaptée du roman, prix « SF/Robot Anime », Sakugan Labyrinth Marker de Nekotarō Inui. On comprend que ce soit Satellite qui s'y soit collé, le studio ayant notamment repris la licence Macross, les grands robots, cela ne les effraie pas ! A la réalisation et au script, on trouve Jun'ichi Wada (La disparition de Yuki Nagato), les mecha sont désignés par Stanislas Brunet (Ôban Star-Racers). Le peu que l'on a perçu du robot « star », Big Tony, le parti pris est plus rond dans l'allure, moins anguleux, qu'un ancêtre tel Goldorak. Pour les monstres, saluons le travail de Shôji Kawamori (Macross). Côté chara-design, les personnages imaginés par Yuji Iwahara (Dimension W), et adaptés par Shunpei Mochizuki, flirtent avec la comédie. En un seul épisode, l'action est lancée, ils n'ont plus de maison, la ville a été saccagée, leurs amis sont morts, il n'y a plus qu'une seule issue : l'action.
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