Le guide des anime de l'automne 2021
takt op.Destiny

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takt op. Destiny ?
Note de la communauté : 4.1



Qu'est-ce que c'est ?

La musique est comme une lumière qui illumine le cœur des gens. Elle a pourtant disparu de notre monde. Tout a commencé lorsqu'une météorite noire est tombée sur Terre. Des monstres nommés D2 ont émergé pour nous anéantir. Comme ces créatures étaient attirées par les mélodies, la musique est devenue taboue. Mais des opposants sont apparus. Les Musicart sont des filles tirant leur pouvoir de la musique et pouvant vaincre les D2. À leur côté, les Chefs d'orchestre les dirigent et les guident.

takt op. Destiny est diffusé sur Crunchyroll le mardi à 18 h.


Comment était le premier épisode ?

Damien Hilaire
Note :

Un publicité pour un jeu mobile ! Ça faisait longtemps tiens (non). Une différence notable toutefois, dans le cas de takt op. Destiny, le jeu n'est pas encore sorti, d'ordinaire c'est plutôt pour promouvoir un titre déjà installé alors que ce coup-ci, le but est vraiment d'être un produit d'appel pour un jeu à venir, pas exactement la même chose que Scarlet Nexus cet été. Au moins y aura pas besoin d'avoir fait le jeu pour comprendre l'histoire et c'est pas plus mal ! Comme c'est Bandai Namco qui est derrière, ils ont voulu taper fort et voilà qu'ils proposent une alliance étonnante entre deux studio forts de l'archipel, Madhouse et MAPPA. L'un est historique, l'autre une étoile montante qui gagne en force à chaque nouvelle production. Pour gérer un tel projet, ils installent Yuuki Itoh à la barre, qui loin d'être un spécialiste, a déjà adapté Granblue Fantasy avec succès. Au scénario Kiyoko Yoshimura, qui a écrit la saison 2 de Granblue Fantasy, mais aussi Garo -Vanishing Line- et The God of High School.
Au chara-design, un gros illustrateur indépendant, LAM, qui bosse autant sur du jeux vidéo que des Vtuber. Autre point important, sur ce titre en particulier, la musique est signée Yoshihiro Ike qu'on connaît surtout pour l'OST de Tiger & Bunny, les Rage of Bahamut et la trilogie Itoh.
Maintenant que c'est posé, qu'est-ce donc que takt op. Destiny ?

Dans un futur lointain mais pas trop, un envahisseur venu de l'espace s'est mis à nous attaquer parce qu'ils sont allergiques à la musique. Depuis leur apparition, la musique est un art prohibé et défendu. Pour remédier à la situation, des duos entre un maestro et son instrument humain sont envoyés pour les combattre. Nous suivons l'un deux, en route vers New York pour être accordé.

Ce premier épisode est beau ! Vraiment très beau, on reconnaît la volonté habituelle de MAPPA d'en mettre plein les mirettes avec du sakuga à balle et sur ce point nous sommes servis. Il est assez original de voir un titre pareil se passer aux États-Unis, d'ordinaire c'est plutôt au Japon. Le concept de musique et d'envahisseur peut rappeler Symphogear mais le duo Musicart/Conductor rappelle bien plus la saga des Fate/stay night. Le chara-design est joli mais un peu passe-partout.
Difficile de comprendre où ça va avec ce premier épisode mais si la suite est aussi techniquement folle que le premier nous en redemanderons. Toutefois sur ce premier épisode, et pour un titre qui parle de musique, nous n'avons pas trop eu l'occasion d'en entendre beaucoup. Les deux morceaux entendus diégétiquement sont de la musique classique. C'est un peu décevant. Le duo principal est dysfonctionnel, la Musicart est cassée, son Conductor n'a pas assez de force pour lui permettre d'atteindre son plein potentiel mais malgré ça ils doivent rejoindre New York et affronter mille dangers. On part donc sur un road trip à travers les États-Unis qui fait un peu monster of the week. Il est possible que la destination annoncée soit atteinte plus vite que prévue et que le titre parte dans une autre direction, ce serait même appréciable, le générique, signé Ryo de supercell, montre d'autres duos, il faut bien qu'ils servent à quelque chose.
Pour un premier épisode c'est techniquement solide mais l'histoire est encore à définir, c'est très classique mais nous pourrions êtres surpris.


Alain Broutta
Note :

Suite à des pluies d'étoiles filantes, un matériau mystérieux chuta sur Terre et fut analysé pour ses propriétés inconnues. Mais un jour, c'est un caillou plus gros que les autres qui tomba sur Terre, avec à son bord des créatures extraterrestres nommées D2. En quelques décennies, l'humanité fut décimée, malgré l'arrivée salvatrice des Musicarts, seules guerrières capables de lutter contre le D2 grâce au pouvoir de la musique. Ainsi, dans le monde post-cataclysmique des années 2040, la musique reste bannie, pour ne pas provoquer l'arrivée des derniers D2 encore vivants. Mais la musique, oui, la musique, je le sais sera la clé, de l'amour, de l'amitié…

Bandai Namco tient la cadence des projets transmedia : alors que nous n'en avons pas fini avec Scarlet Nexus, l'éditeur de jeu vidéo nous propose de découvrir une nouvelle licence nommée takt op. (à prononcer takt opus). Celle-ci se compose d'un jeu de rôle prochainement disponible sur supports mobiles Android et iPhone (du moins, au Japon), dont le gameplay reste encore obscur, sinon qu'il s'agira sans doute de collectionner les Musicarts, filles-guerrières-partitions, et de lutter contre la menace alien. Et la deuxième partie du projet, mais arrivée la première, est takt op. Destiny, l'anime qui nous intéresse ici.

L'histoire débute en 2047 et se présente comme un road trip américain, mené par un trio de protagonistes. Takt Asahina, notre héros, est un Conductor, qui se bat en binôme avec Cosette, qui devient sous sa direction la Musicart Destiny, incarnation de la 5e symphonie de Beethoven. Tous deux sont encadrés par Anna, amie d'enfance de Takt et grande sœur de Cosette, qui doit les mener jusqu'à New York afin que Cosette subisse une révision. Hélas pour Anna, Takt et Cosette sont indisciplinés : le premier veut jouer ou écouter de la musique à tout prix, au risque de réveiller les D2, mais la seconde est prête à foncer dans le tas à la moindre occasion. Cette caractérisation des personnages est aussi marquée par l'appétit sans limite de Cosette, qui doit par ce biais recharger ses réserves d'énergie après chaque bataille. Ainsi, ce premier épisode propose une exposition assez simple des personnages et du schéma des batailles, en assurant un spectacle assez plaisant.

En effet, si l'histoire n'est pour l'heure pas très originale, la réalisation globale est tout à fait appréciable. La série est dirigée par le réalisateur Yûki Itô (Granblue Fantasy), au sein de cette coproduction menée par les studios MAPPA et Madhouse. Le character design des personnages imaginé par l'illustrateur·ice LAM pour la licence est adapté pour l'animation par Reiko Nagasawa, qui assure aussi la direction de l'animation avec Toshiyuki Kanno. Côté musique, Yoshihiro Ike intègre assez habilement les partitions classiques à ses propres compositions, même si le résultat est encore assez timide. Avec tout cet orchestre de talent, takt op. a de quoi constituer un divertissement plaisant, en espérant qu'il ne s'enferme pas dans une routine trop vidéoludique. Pour l'heure, on apprécie ce prélude.


Pa Ming Chiu
Note :

« Dans un passé non si lointain, alors qu'une pluie d'étoiles filantes parsemait le ciel nocturne, une magnifique météorite brillant de mille feux s'écrasa sur notre planète. Elle possédait un pouvoir mystérieux qui était jusque-là inconnu. Des personnes du monde entier décidèrent alors de l'étudier pour percer son secret. Mais un autre soir où les étoiles filaient dans le ciel, de nombreuses années plus tard, une météorite d'une couleur aussi foncée que les ténèbres s'écrasa à son tour. Elle libéra un grand nombre de monstres effrayants qui décimèrent humains, animaux, arbres, fleurs et tout se trouvant sur leur passage. Alors que l'humanité s'était préparée à disparaître, que tout espoir semblait perdu, ils sont apparus pour défendre la planète. »

Cette introduction sous la forme d'un conte pour enfants, très jolie au demeurant avec ses dessins en noir et blancs avec juste une touche de jaune, pose d'emblée les enjeux. Deux forces d'origine extraterrestre se confrontent avec la planète Terre pour champ de bataille. On ne peut pas faire plus vu et revu comme pitch de départ. Pourtant takt op. Destiny se distingue rapidement des autres œuvres du genre, de par la singularité de l'arme utilisée par les défenseurs du bien : la musique. Et pas juste pour la galvanisation des troupes façon Lynn Minmey dans Macross. Ici, la musique devient littéralement une puissance de frappe à travers les Conductors et les Musicarts. Les premiers sont en gros des chefs d'orchestre et jouent de la musique. Les Musicarts se transforment grâce aux Conductors et peuvent alors combattre avec une force physique décuplée et d'incroyables pouvoirs.

On suit ainsi le périple à travers les Etats-Unis de Takt, un Conductor ténébreux obsédé par la musique, Cosette, sa Musicart taiseuse obsédée par la nourriture, et Anna, la grande sœur de Cosette qui conduit tout ce beau monde en direction de New York. Les personnages sont malheureusement assez clichés. Takt est un beau gosse asocial parmi des millions d'autres, Cosette est une Rei Ayanami en puissance et Anna est le prototype de la jolie fille au fort caractère. A voir comment tout ça se développe par la suite, mais pour l'instant, les caractérisations ont tendance à refroidir. Il en est de même pour l'univers. Malgré le contexte, il n'y a pas vraiment de sentiment de danger. Tout le monde a l'air de vivre à peu près normalement, et il est dommage de ne pas avoir poussé un peu plus le curseur post-apo.
Si l'écriture peine à convaincre donc qu'à moitié, c'est en revanche une autre histoire pour la réalisation. MAPPA et Madhouse sont en grande forme et les scènes d'action en mettent VRAIMENT plein la vue. C'est richement animé et les posings sont d'une finesse rare (voir par exemple les moments où Cosette se fait balancer dans les airs façon poupée désarticulée).
Rien que pour ça, on a très envie de voir la suite.


EmmaNouba
Note :

Encore une histoire de météorite tombant sur la Terre avec sa cohorte de monstres détruisant toute vie sur son passage. Décidément, on ne peut pas dire que ce soit original, à première vue. Mais il ne faut pas s'arrêter à ces premières impressions, car là où cet anime est un brin différent (et c'est tant mieux), c'est le rôle de la musique. Dans ce monde, si le moindre disque tourne sur une platine ou si un piano résonne, ils arrivent, les D2. Ces êtres venus d'ailleurs qui détruisent tout sur leur passage s'ils entendent des notes s'élever. Heureusement qu'existent d'autres aliens, d'aspect humanoïde, qui elles sont destinées à combattre ces bestioles. Arrivées dans une météorite, elles protègent la planète. Les Musicarts sont d'étranges personnages, flanqués d'un guide, un maître de musique, un chef d'orchestre.

Quand s'ouvre ce premier épisode, une maman raconte à sa fille et son fils comment le monde en est arrivé là et pourquoi elle n'a jamais pu leur faire écouter une note de musique. Le petit garçon, parti se promener, découvre dans un hangar une arme de destruction massive, un piano. C'est alors qu'un bien étrange jeune homme s'y installe et commence à jouer du Beethoven. Malheur ! Si la musique est proscrite, ce n'est pas pour rien. Tout le village se fige, et si les enfants découvrent ce nouveau « bruit », arrivent aussi les ennuis, sous forme D2. Premier combat. Puis Cosette, jeune Musicart un peu bizarre, entre en scène. Elle n'arrête pas de se gaver de toutes sortes de « protéines » comme elle désigne la nourriture. Le pianiste, Takt, est son « Conductor », c'est lui qui porte le combat avec comme arme fatale, la blondinette. Ce n'est qu'un avant-goût. La lutte est rapide. Et l'on devine que ces deux-là sont quelque peu des têtes brûlées. C'est en tout cas l'avis de leur supérieure, Anna, « sœur » aînée de Cosette, comme elle aime à préciser. Le trio est passé dans ce village par hasard, son but : atteindre New York où la Philharmonie pourra « réparer » Cosette. Entre temps, ils vont défourailler des D2, un, puis deux…
En avançant dans leur road trip, ils vont devoir passer à un niveau supérieur. Même Cosette se heurtera à plus forte qu'elle. Mais après quelques pancakes, une fois son estomac bien plein, la demoiselle et son associé livreront avec un bien beau combat de fin d'épisode, laissant le premier boss en miettes.

Voici vraiment un premier épisode très alléchant. Il faut dire takt op. Destiny est produit par MAPPA et Madhouse ! On n'est pas étonné que l'animation soit superbe, cette série est un ravissement pour les yeux. Tout est non seulement parfait en termes de fluidité (une qualité déjà démontrée par MAPPA dans Jujutsu Kaisen), mais aussi dans les teintes, le traitement de lumière, le rythme des chorégraphies de combat, du bel ouvrage !
Réalisée par Yûki Itô (Granblue Fantasy the Animation), ce premier volet est aussi un plaisir pour les oreilles, avec, outre des morceaux classiques, une B.O. composée par Yoshihiro Ike (Blood: The Last Vampire). Inratable.


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