Le guide des anime de l'été 2021
Les Mémoires de Vanitas

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The Case Study of Vanitas ?
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Qu'est-ce que c'est ?

L'histoire d'une race en voie d'extinction. Tout débute au 19e siècle à Paris, dans un monde habité par les humains et les vampires. Noé, un jeune vampire, se rend à la capitale pour trouver le Livre de Vanitas, un grimoire qui aurait le pouvoir de jeter une malédiction sur ses semblables. Malheureusement, il est mêlé à un conflit à bord de l'aéronef qui le mène à Paris, et se retrouve nez à nez avec un médecin pour vampires nommé Vanitas, qui tient en ses mains le grimoire que Noé recherche… Cette rencontre marque le début du récit de deux êtres qui tenteront de sauver les vampires d'une terrible malédiction !

Les Mémories de Vanitas - The Case Study of Vanitas est diffusé le vendredi à 18 h 30.


Comment était le premier épisode ?


Damien Hilaire
Note :

Qu'on soit bien clair. Il faut apprécier le style de Jun Mochizuki pour rentrer dans Les mémoires de Vanitas. C'est gothique voire victorien avec des vampires, on se croirait dans un arc de Black Butler. Mais si vous aimez ce genre de choses alors Les mémoires de Vanitas vont vous scotcher.
D'abord parce qu'il s'agit de l'adaptation de la mangaka derrière Pandora Hearts donc grosse attente. Puis la série a été confiée au meilleur studio d'animation de l'archipel, à savoir Bones. Et ils ont collé Tomoyuki Itamura à la réalisation et là, grosse pointure. Itamura n'est pas un habitué des productions Bones, c'est un transfuge à qui l'on doit la réalisation des trois quarts des séries Monogatari au studio Shaft, dont Tsukimonogatari, Owarimonogatari et Series Second Season, trois séries extrêmement bien réalisées. Il a dû partir à peu près au même moment où david production a récupéré des membres du studio sur Fire Force. L'avoir sur Vanitas ça sera donc que du plaisir.
À l'écriture c'est encore une fois Deko Akao (nous vous avons dit qu'elle était partout cette saison). Petit point musique avec la grande compositrice qu'on ne présente plus, Yuki Kajiura, qu'on ne voyait plus trop sur des productions sorti d'ufotable et SAO. Bref avec un staff pareil on ne risque pas d'être déçu.

L'histoire débute sur un conte de vampire maudit rejeté par les siens pour être né sous la mauvaise étoile (Lune dans ce cas). Jurant de se venger, il crée un livre censé leur apporter le malheur et causer leur destruction. Bien des décennies plus tard en France, les journaux font leurs choux gras d'apparition de vampires dans la capitale. Mais les vampires sont censés avoir tous été tués dans un conflit les ayant opposés à l'humanité il y a plusieurs années de cela.
Sur un aéronef, le beau Noé vient au secours d'une jeune femme à la santé fragile. Amélia monte à Paris pour trouver un docteur, Noé, lui, y va avec son chat Murr pour retrouver le fameux livre de Vanitas qui aurait été aperçu dans la capitale récemment. Alors qu'ils approchent du débarcadère, un intrus fait irruption dans le vaisseau et attaque Amelia en pleine crise. Alors que Noé la défend et réussit à fuir, cette dernière perd l'esprit et le mord violemment.

Wow mais quelle claque ! C'est un des meilleurs premiers épisodes de cette saison. Sur le plan technique c'est évidemment impeccable, nous avons droit à de très belles séquences d'animation et pas seulement dans le combat entre Noé et Vanitas mais aussi celle des larmes noires avec l'animation de chaque goutte qui passe au travers des doigts devant le visage mais aussi la finesse d'animation des ronces. Nous reconnaissons quelques gimmicks récupérés à Shaft, que ça soit les filtres couleurs, l'animation crayonnée au début et surtout, ce plan art nouveau en cadre noir semblant tout droit sorti de Madoka. La série oscille entre action, univers assez noir et comédie à la Mochizuki, ça fonctionne très bien et il y a suffisamment de mystère pour qu'on adhère à l'univers et ses personnages au point de vouloir regarder la suite.


Alain Broutta
Note :

Après le succès international de Pandora Heart, la mangaka Jun Mochizuki s'est lancée fin 2015 dans une nouvelle saga, publiée dans le mensuel Gangan Joker de Square Enix. Alors que le manga poursuit sa publication au Japon, son adaptation animée a été annoncée en mars 2021, pour une diffusion dès l'été ! Une sortie surprise préparée par le prolifique studio Bones. La réalisation est menée par Tomoyuki Itamura, que l'on connaît essentiellement pour son travail sur plusieurs chapitres de la saga Monogatari, épaulé à l'animation par Yoshiyuki Itô (Concrete Revolutio, Carole & Tuesday) qui signe aussi le chara-design à partir du travail original de Mochizuki.

Adieu l'Angleterre victorienne et les récits inspirés de Lewis Caroll, place à présent à un récit vampirique dans un Paris steampunk ! Dans cette réalité alternative, les vampires vivent parmi les humains et ont juré de ne pas les attaquer. Cependant, depuis quelques temps, certains d'entre eux trahissent cette règle. Nous suivons Noé, un vampire à la recherche du livre de Vanitas. Selon la légende, ce livre permet de révéler le nom véritable des vampires, de les rendre fous ou de les manipuler à sa guise. En route vers la capitale dans un dirigeable, Noé rencontre Amélia, une de ses semblables, qui ne tarde pas à perdre le contrôle et à s'en prendre aux passagers. C'est alors qu'un énigmatique individu apparaît, un humain se faisant appeler Vanitas, et disposant justement du grimoire tant convoité par Noé !

Après ce chapitre introductif marquant la rencontre entre nos deux protagonistes, Vanitas propose à Noé de l'accompagner en tant que garde du corps, pour aider les vampires rongés par la maladie et les remettre sur le droit chemin. En outre, les dernières minutes de l'épisode évoquent déjà la teneur de futurs rebondissements, comme une feuille de route complétant les mystères déjà évoqués. Les amateurs de Pandora Hearts retrouveront les ingrédients qui ont fait de ce titre un succès : des personnages raffinés et une relation ambigüe entre les deux protagonistes, ne manquant pas de susciter quelques fantasmes, du fantastique et du mystère à foison, mais aussi des ruptures de ton régulières par des saillies humoristiques, où les personnages s'emportent de manière puérile dans une représentation épurée en super-deformed. L'abus de ces ruptures pourra déstabiliser ceux qui s'accrochent davantage au fil de l'histoire.

Cependant, là où la narration de Mochizuki pêche parfois par sa lisibilité, le travail du studio Bones reste remarquable lorsqu'il s'agit d'éclaircir les scènes d'action. Que ce soit l'humour, la tension ou la résolution, chaque sentiment est parfaitement exprimé, notamment par un choix de couleurs judicieux selon le moment. On sent ici l'expérience des animateurs, qui nous proposent un travail très abouti, avec quelques emphases et gros plans plutôt bien sentis. Bref, la série combine tous les ingrédients pour réussir à s'imposer dans un été 2021 sans blockbusters. Et à rester dans les mémoires ? Difficile à cette heure d'être aussi vaniteux.


Pa Ming Chiu
Note :

« Il était une fois dans un pays lointain, un vampire détesté qui se nommait Vanitas. En règle générale, les vampires naissent un soir de lune rouge sang, mais Vanitas était venu au monde sous une lune bleue qui était perçue comme un signe de malheur.
Vanitas était si redouté qu'il fut chassé de son village. Il erra seul dans une forêt, effrayé par l'obscurité et tremblant de froid sous la neige. Il jura alors au plus profond de son être de se venger des vampires qui étaient nés sous une lune rouge.
- Sombres vampires qui m'avez injustement opprimés ! Quand ce livre s'ouvrira, une malédiction pire que la mort s'abattra sur vous !
C'était un ouvrage créé par ses soins qui possédait le pouvoir de manipuler le véritable nom de tous les vampires. Celui qui héritera de ce livre verra la même lumière bleue émaner de ses yeux et deviendra l'être qui mènera les vampires à leur perte. »

Simple conte pour enfants ou histoire bien réelle ? Au 19e siècle à Paris, les vampires font en tout cas partie du passé et des légendes. Certaines disent qu'ils ont autrefois été exterminés par les humains. D'autres ne croient tout simplement pas à leurs existences. Mais les nouvelles en ville ne vont pas dans ce sens. Des attaques de vampires ont été rapportées.
A bord d'un aéronef qui se dirige justement vers la capitale, la fragile Amélia fait un malaise, mais un bel aristocrate du nom de Noé vient à son aide. La jeune femme se rend à Paris pour trouver un docteur. Noé est quant à lui à la recherche du fameux livre de Vanitas dont parle le conte…

Rien que le cadre, un Paris fantasmé et steampunk, a de quoi séduire. Mais Les Mémoires de Vanitas est aussi servi par une narration efficace (si ce n'est quelques ruptures de ton en SD pas franchement utiles) et une réalisation sublime. Avec le studio Bones aux commandes, les petits plats ont été mis dans les grands pour cette adaptation du dernier manga de Jun Mochizuki (Crimson Shell, Pandora Hearts). Le conte en introduction est totalement en crayonnés, et le reste n'a pas à rougir avec une belle animation 2D et une somptueuse colorimétrie qui appuie parfaitement l'ambiance gothique.
La figure mythologique du vampire a beau être usée jusqu'à la corde, Les Mémoires de Vanitas parvient à insuffler un peu de fraîcheur au genre (en jouant notamment avec les apparences et en détournant les clichés). Espérons que cela se maintienne sur toute la série, mais vu la prophétie de Noé à la fin de l'épisode, cela sent très bon.


EmmaNouba
Note :

Né sous une lune bleue, le vampire Vanitas, maudit par ses congénères, a laissé un manuscrit puissant qui permet de vaincre ces êtres de la nuit. Celui qui le possède est doué d'un immense pouvoir.
Dans le Paris du 19e siècle (quelque peu fantasmé par le prisme nippon), un vampire roderait en ville… Même si cette race a disparu lors d'une grande guerre. Tout le monde est terrorisé à bord de l'aéronef, la Baleine. C'est alors qu'une jeune femme perd connaissance. Un homme tout de blanc vêtu l'empêche de tomber dans les pommes. Avec son chat, Murr, le galant est en route vers Paris. Elle se présente, son nom est Amélia. Lui est à la recherche du livre de Vanitas, l'ouvrage du vampire de la Lune bleue. Alors qu'ils sont en approche de la capitale, un drôle de personnage plane au-dessus de l'aéronef. Amélia, transie de froid, commence à agir bizarrement. Elle se transforme en un être répugnant. C'est une vampire. Alors qu'elle est attaquée par un personnage aux yeux bleus, son sauveur continue à la protéger. Malgré cela, sa transformation se poursuit et il faudra bien qu'il comprenne qu'elle ne peut pas être sauvée. Si elle a l'impression d'être intérieurement envahie par les ténèbres, la jeune femme est sous emprise d'une force du mal, qui littéralement prend possession de son être. Quand elle lui plante les crocs dans le cou, il comprend enfin. Mais c'est trop tard. Si elle l'a mordu, il ne risque rien car il est déjà un vampire. Le souci est que la jeune femme, non seulement est transformée, mais surtout elle a été corrompue. Le rôle de Vanitas est de la guérir, avec des méthodes certes quelque peu expéditives. Pour cela, il se sert du livre de Vanitas. Elle va petit à petit évacuer les ronces intérieures qui l'enserraient et retrouver le chemin vers la lumière.
En retrouvant son nom véritable, Amelia reprend ses esprits. Même s'il est son sauveur, il va pourtant falloir qu'il s'enfuie. Une dernière fois, on aura une référence à la lune bleue. Le duo improbable va désormais pouvoir entrer en scène. Noé le vampire et l'humain Vanitas, héritier du digne auteur de l'ouvrage, vont avoir du travail car une malédiction touche les démons. Ils dégénèrent et attaquent les humains. Tous deux vont tenter de freiner ce désastre jusqu'à ce que le mortel ne disparaisse.

Au premier coup d'œil, la série est dans la veine classique des séries avec vampires et chasseurs. On est sur un concept du duo atypique, sur fond de Paris avant la belle époque. Le rythme est soutenu, l'humour présent et les personnages, au chara design délicat signé par Yoshiyuki Itō (Fullmetal Alchemist) en font une bonne proposition pour les amateurs du genre. Le style de Jun Mochizuki qui flirte entre le gothique britannique avec quelques giclées sanglantes est parfaitement retranscrit.
Le premier épisode lance un bon couple de personnages et l'on a hâte de voir où vont nous mener leur quête. Le but n'est pas ici de tuer du vampire, mais bien de les sauver ! Une fois n'est pas coutume.


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