Le guide des anime de l'automne 2019
Stand My Heroes: Piece of Truth
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Stand My Heroes: Piece of Truth ?
Note de la communauté : 2.9
Qu'est-ce que c'est ?
Stand My Heroes: Piece of Truth est diffusé sur Wakanim le lundi à 11 h.
Comment était le premier épisode ?
Note :
Notre histoire débute lorsque la jeune Izumi Rei intègre en tant que recruteuse la STAND, soit l'équipe spécialisée dans les affaires de drogues non résolues. Cette division spéciale de la brigade des stupéfiants a pour particularité de ne compter que… de beaux éphèbes ! Mais cela parait déjà plus normal lorsqu'on sait que Stand My Heroes: Piece of Truth est l'adaptation d'un otome game, un jeu de drague destiné au public féminin.
Plus étrange par contre : Izumi doit son intégration, certes à un coup de piston, mais surtout au fait que son corps a une résistance totale aux drogues ! Ce prétexte d'embauche est tellement absurde que les scénaristes n'ont même pas l'air de vouloir s'embarrasser à l'expliquer. C'est « magique », c'est tout. Et cela passerait encore si le ton de la série était un tant soit peu décalé, mais non, tout est parfaitement premier degré ici. C'est comme si on avait engagé Eliott Ness au temps de la prohibition parce qu'il tenait bien l'alcool. Quand bien même il y aurait une explication digne de ce nom plus tard, on se demande bien à quoi cela peut servir. Rien que de mettre ça sur son CV est une drôle d'idée en soi. On a du mal à imaginer les brigadiers s'envoyer les marchandises confisquées pour les vérifier. Et encore moins les dealers jeter des seaux de cocaïne sur la police pour les arrêter… Alors certes, vers la fin de l'épisode, elle résiste à un méchant qui essaie de l'endormir mais c'est une compétence qui reste quand même beaucoup trop contextuelle. D'autant plus qu'Izumi n'est censée être que la DRH de l'équipe…
Il n'y a toutefois pas que l'héroïne qui manque de caractérisation et d'exposition, ce n'est guère mieux pour le harem masculin qui l'entoure. Tous les personnages sont des prototypes de bishônen interchangeables, à savoir, minces, aux regards félins, bien habillés et bien coiffés, un peu efféminés ou ténébreux, gentils et galants. Le character design, en particulier, est tellement générique que la plupart des personnages se ressemblent. Si le choix d'un design passe-partout se justifie pour l'héroïne, afin de pousser à l'identification, ses prétendants auraient gagné à être plus dissociables les uns des autres…
Le seul qui ressort un peu pour l'instant est Arakida Sosei, qui, par son hostilité première envers Izumi, est un bon candidat pour devenir le love interest principal de cette adaptation animée.
A propos d'animation, c'est un peu le minimum syndical. Tout comme pour les dessins et la musique.
Et à l'exception d'une scène un poil plus dynamique que les autres vers la fin de l'épisode, la mise en scène participe à cette platitude générale.
Ce n'est pas non plus sur ses qualités formelles que Stand My Heroes: Piece of Truth pourra se démarquer…
On continue d'espérer que le récit décolle et que la (les ?) romances(s) ? deviennent palpitantes par la suite, mais en l'état, y'a du chemin à faire…
Note :
Rei Izumi est une jeune agente des stups mise à pied pour avoir mis en péril le bon déroulement d'une mission. Lors de son repos forcé, la police décide de mettre en place une nouvelle brigade d'intervention alliant élément civil, brigade des stups et brigade d'investigation. Cette nouvelle section s'appelle STAND et son rôle sera de résoudre les affaires de drogue non résolues qui s'accumulent. Pour la monter il va falloir recruter et c'est Rei qui est choisie pour effectuer ce rôle si délicat. Pourquoi Rei ? Car elle a une particularité qui la distingue nettement de ses camarades en plus d'être une femme : son corps est immunisé contre tout type de drogue (ça doit être pratique pour les médicaments m'enfin passons).
Se retrouvant seule femme au milieu d'un monde d'hommes tous plus bishônen les uns que les autres, arrivera-t-elle à accomplir sa mission et à se faire respecter par ses homologues masculins ? C'est le rude défi qui l'attend, mais les premiers contacts ne sont pas des plus chaleureux.
Oyé oyé, l'otome nouveau est arrivé ! Les harems inversés sont en vérité légion mais passent régulièrement inaperçu en dehors de son coeur de cible. Stand My Heroes: Piece of Truth est l'adaptation d'un otome game qui comporte absolument tous les clichés inhérents au genre.
Peu importe quel sont tes goûts en matière de mâle, il sera forcément dans le lot ! Blond, brun, à lunettes, le rigolo de service, le manipulateur, le tsundere à grand coeur, suffit de se baisser pour les ramasser. Y en a même des nouveaux au fur et à mesure qu'on avance, à croire que c'est un gacha game ! Seulement le problème est là, la série n'a que ça à offrir ! Alors c'est bien mignon de vouloir nous faire plaisir mais à un moment il va quand même falloir un scénario un peu plus original que « je suis devenu flic parce que j'ai été sauvé quand j'étais jeune, c'est mon modèle blablabla » parce que cette saison y a Tokunana qui le fait, non seulement mieux, mais en plus propose un univers et un scénario plus intéressants à suivre.
La série est pilotée par le studio M.S.C, un studio discret à qui l'on doit l'adaptation de Code:Realize, l'adaptationd'un autre otome game, mais il est surtout connu pour avoir réalisé une partie de Prince of Tennis. Autant dire que les bishô ils connaissent ! C'est d'ailleurs le réalisateur de ces derniers, Hideyo Yamamoto, qu'on retrouve sur Stand My Heroes et son passage sur Strike the Blood ne semble pas lui avoir trop refilé de mauvais réflexe de fan service glaireux (la scène de douche sert quand même à rien hormis à montrer l'héroïne toute nue, ce qui est quand même sacrément inutile dans un anime ciblant majoritairement les femmes hétéros). Au scénario c'est Sayaka Harada qui le suit, elle était au même poste sur Code:Realize et sur STARMYU. Sur le staff donc pas d'erreur, cela a été bien réflécht. Par contre la série est d'une pauvreté visuelle navrante. C'est fade et ça ne bouge pas, amateur de sakuga, passe ton chemin. La série est à réserver aux amateurs du genre, quiconque ne porte pas l'otome game dans son coeur n'y trouvera pas son compte, même l'aspect enquête n'est guère intéressant. C'est dommage parce qu'en vrai, il y avait beaucoup à faire sur une héroïne capable de résister à toute les drogues. Tant pis !
Note :
Si vous connaissez nos rubriques, vous savez que je ne m'attelle qu'à la qualité de la production, sur la forme. Je ne prendrai donc aucun moment pour parler du harem-like, inversé ou pas, mes collègues le feront mieux que moi.
Voici donc le portage du jeu vidéo Stand My Heroes, édité par coly et inédit en France. Annoncée en septembre 2018, l'adaptation de cet otome puzzle game semblait partir sur une simple addition de seiyû bien cotés. C'est malheureusement une mauvaise habitude de l'industrie, mais c'est aussi ce qui permet parfois d'avoir une manne financière pour lancer d'autres projets plus originaux (ou plus ambitieux). Stand My Heroes ne déroge pas à la règle. Ainsi, on retrouve le casting du jeu, composé de Daisuke Namikawa, Kōsuke Toriumi, Misato Murai, Natsuki Hanae, mister Tomokazu Sugita et l'inévitable Yūki Kaji. Y'a donc du monde bankable comme on dit. Pour ce lancement, il y a du vrai travail ! C'est assez propre, régulier, et on a même droit à de bonnes petites séquences d'action quand le groupe d'enquête doit mettre la main sur le malfaiteur. Je ne pense pas que le chara design vous propose quelque chose de très nouveau, c'est même hyper générique, mais si le genre vous plait et que le casting vous parle, alors on peut avancer franchement que la production n'est pas une arnaque et ne trahit personne. Notez enfin que la musique, que j'ai trouvée plutôt discrète, est signée du band fox capture plan fondé aux débuts de années 2010.
Qui est donc derrière tout ça ? Un studio du nom de M.S.C (Matsui Shōichi Company), fondé il y a 20 ans de cela, à Tokyo. La structure, modeste, se présente comme une filiale de Production I.G On ne peut pas noter grand-chose concernant son palmarès, mais elle a souvent aidé à la conception de Prince du Tennis, et a signé les OAV de I'LL d'Hiroyuki Asada. La réalisation est confiée à Hideo Yamamoto (à ne pas confondre avec l'excellent mangaka d'Homonculus), un jeune élément au post qui s'est signalé sur Strike the Blood, mais qui est aussi passé sur Chevalier d'Eon (quelle série magnifique), un film Evangelion (à la production), Darker than Black et L'Attaque des Titans. En regardant de près, je découvre qu'il est un pur storyboarder et je crois que ca fait sens quand on se remémore la bonne tenue du show.
En somme, faut-il se ruer sur Stand My Heroes pour avoir les yeux qui brillent ? Non, mais si vous êtes fan du genre, c'est à noter sur votre carnet.
Note :
Stand my heros: Piece of Truth est une adaptation d'un jeu pour smartphone et iPhone de coly, à la base un jeu de drague, où l'on incarne la jeune femme. La série est réalisée par Hideyo Yamamoto (Strike the Blood, Magical Girl Spec-Ops Asuka). Franchement, le chara designer, Yuki Yakayama (directeur d'animation de Code:Realize -Guardian of Rebirth-) ne s'est pas cassé la tête, c'est le cas de le dire : tous les personnages, sauf l'héroïne, ont la même dégaine, le même physique. Pour les reconnaître, il faut se fier à la couleur de leurs cheveux ! Ok, direz-vous, cela arrive aussi aux meilleurs (on ne peut pas dire que les personnages de Fruits Basket soient super différents), mais là on atteint le pompon en termes de platitude graphique. Les gars marchent si droit qu'on se demande si on ne leur a pas collé une planche dans le dos ! On est donc dans un anime de type harem inversé (et oui, quand il y a plein de jeunes beaux gosses pour une seule damoiselle) et à vue de nez, elle les aime grands et fins. Attention, on ne croisera pas de petits, de gros ou d'éphèbes aux teints foncés. Pas de cela dans cet anime, on reste entre nous, à savoir entre flics !
Rei Izumi (incarnée par Manaka Iwami, qui joue aussi Tohru, de Fruits Basket !), une jeune fliquette aux yeux violets, a un super talent, très utile dans une société boostée aux poudres diverses : elle est insensible aux drogues. Pourquoi ? Eh bien c'est comme ça, lecteur ! C'est comme les maths, c'est le postulat de base, on n'en saura pas plus. Est-elle passée sous une arche magique qui lui a donné ce pouvoir ? A-t-elle mangé trop de Schtroumpf en gelée enfant ? Va savoir ! En tout cas, quand on rencontre la jeune femme, les gars ont décidé qu'elle allait diriger une nouvelle équipe de choc pour traquer les trafiquants. Il semblerait qu'elle a fait une grosse bourde lors de sa mission précédente, et elle n'est pas top appréciée. La belle se retrouve donc au milieu d'une basse-cour de mâles tout plus ou moins misogynes, la palme était décernée au gars aux cheveux d'argent, Sôsei Arakida, surnommé M. Goujat, qui va bientôt fondre pour la belle.
Outre le loup solitaire, il y a douze autres candidats, allant des cheveux roses aux verts avec un panaché de bruns ! Un vrai défilé de salon pour hommes. Mais pour autant, ce serait dommage de réduire cet anime à un défilé de gars en costume faisant le coq pour intégrer son équipe (quoique)… Non, c'est un peu simpliste.
On découvre aussi que si la jeune femme est si mal vue c'est parce que, voyez vous, elle a un grand sens de la justice ! Et cela peut aller à l'encontre de ce que pense sa hiérarchie, voilà, voilà.
Que dire à part que Stand my heros: Piece of truth est typiquement le genre de série au pitch attirant qui se révèle extrêmement décevant. Si Rei est insensible aux drogues, il va être compliqué pour le spectateur de ne pas être comme elle, totalement imperméable à son récit. Dommage, le postulat semblait pourtant alléchant.
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